Un décès par surdose de Benadryl à Drummondville
La surdose de diphénhydramine (Benadryl) ayant causé le décès d’un homme en situation d’itinérance à Drummondville soulève des questions sur la gestion des médicaments en libre-service et les risques liés à leur accessibilité. Alors que les coroners multiplient les alertes depuis un cas similaire en 2023, l’absence de recommandations pour l’organisme d’accueil interroge sur les limites des protocoles de prévention en santé publique et en intervention sociale.
Quels facteurs ont contribué au décès de Michel Richard selon le coroner ?
Le coroner Yvon Garneau a identifié une surdose de diphénhydramine (Benadryl) comme cause du décès de Michel Richard, 61 ans. Ce médicament, contre-indiqué pour les personnes souffrant d’hypertension comme M. Richard, était accessible en libre-service dans les pharmacies. Le coroner n’a pu déterminer la provenance exacte des comprimés ingérés.
Pourquoi les coroners recommandent-ils le retrait des médicaments à base de diphénhydramine des tablettes en libre-service ?
Les coroners Me Vincent Denault et Me Yvon Garneau appellent à retirer ces médicaments des rayons accessibles sans ordonnance, à la suite de deux décès par surdose en 2023 et 2026. Aucun des deux cas ne relève d’un geste volontaire, mais d’une consommation accidentelle ou non encadrée, mettant en lumière les risques liés à leur accessibilité.
Quelles mesures ont été prises par l’organisme l’Ensoleilvent après ce décès ?
Le directeur de l’organisme, François Gamelin, indique avoir mis en place des rondes régulières dans les espaces verrouillés, comme les toilettes où le décès a eu lieu. Une formation Sentinelle sera dispensée aux intervenants pour rafraîchir les protocoles d’intervention, bien que les évaluations existantes ne permettent pas toujours d’éviter des retours rapides des personnes vers l’organisme après une hospitalisation.
Quel projet de réglementation a été lancé au Québec pour encadrer ces médicaments ?
Un projet de règlement a été publié dans la Gazette officielle du Québec le 30 juin 2026 pour restreindre l’accès à la diphénhydramine. Le coroner insiste sur la nécessité d’une mise en œuvre rapide, alors que les intoxications à ce produit sont en hausse, malgré l’absence de recommandations spécifiques pour l’organisme l’Ensoleilvent.
Ce que ça pourrait changer
Ce décès pourrait accélérer l’adoption de mesures réglementaires visant à limiter l’accès aux médicaments en vente libre jugés à risque, notamment pour les populations vulnérables. Il interroge aussi sur l’efficacité des protocoles de prévention en santé mentale et en intervention sociale, où les retours en urgence après une hospitalisation restent un défi persistant. Enfin, cette affaire met en lumière les lacunes dans le suivi des personnes en situation d’itinérance, malgré des antécédents médicaux connus.

