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La Poste prépare-t-elle un grand ménage ? Plus de 470 bureaux seraient menacés partout en France

Presse-Citron · mis à jour il y a 1 j

Plus de 400 bureaux de poste fermeront leurs portes, ou seront transformés, dans les mois à venir..

Menace sur 471 bureaux

La Poste envisage de fermer ou transformer 471 de ses bureaux en France, selon des informations révélées par Mediapart et confirmées par le syndicat SudPTT. Ces bureaux, répartis dans tout le pays, pourraient disparaître ou être remplacés par des agences communales ou des relais commerciaux. La Poste justifie cette décision par une baisse continue de la fréquentation des points de contact postaux, liée à l'évolution des habitudes des clients. Cette transformation s'inscrit dans un contexte où les services postaux traditionnels (courrier, timbres, lettres recommandées) sont de moins en moins utilisés au profit du numérique. Les chiffres clés sont précis : 471 bureaux concernés, avec une majorité située dans des petites villes de moins de 5 000 habitants, mais aussi dans des grandes villes comme Lyon, Grenoble, Marseille ou Strasbourg.

Transformation ou fermeture

Parmi les 471 bureaux menacés, certains seront simplement fermés, tandis que d'autres seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants. Cependant, ces alternatives ne proposent pas les mêmes services qu'un bureau de poste classique. Selon Angélique Grosmaire, secrétaire générale de la Fédération SudPTT, un bureau de poste traditionnel peut effectuer jusqu'à 150 opérations différentes, comme des opérations bancaires ou l'ouverture de comptes, ce que les agences communales ou les relais ne peuvent pas offrir. Les services restants se limiteront principalement au courrier, au retrait des lettres recommandées et à la vente de timbres. Cette réduction des services pourrait contraindre les usagers à se déplacer davantage pour accéder à des prestations essentielles.

Impact sur les usagers

La fermeture ou la transformation des bureaux de poste aura un impact significatif sur les habitants, en particulier dans les zones rurales ou les petites villes. Les usagers devront parcourir des distances plus longues pour accéder à des services postaux de base, ce qui pourrait poser problème, notamment pour les personnes âgées ou celles sans moyen de transport. De plus, cette mesure intervient dans un contexte économique difficile, marqué par une flambée des prix des carburants, comme le souligne Stéphane Chevet, administrateur CFDT au sein du groupe La Poste. Les salariés de La Poste pourraient également être affectés, avec des trajets plus longs pour se rendre au travail. La Poste assure qu'il n'y aura pas de suppression de postes, mais les conditions de travail pourraient se dégrader.

Réactions des syndicats

Les syndicats, comme SudPTT et la CFDT, expriment leur mécontentement face à cette restructuration. Ils dénoncent une dégradation du service public et une perte de proximité pour les citoyens. Angélique Grosmaire, de SudPTT, estime que les alternatives proposées ne sont pas équivalentes à un bureau de poste traditionnel. Les syndicats critiquent également le manque de concertation avec les organisations représentatives du personnel. Stéphane Chevet, administrateur CFDT, souligne que les trajets supplémentaires imposés aux salariés, dans un contexte de hausse des coûts de l'essence, aggraveront leurs conditions de travail. Ces réactions reflètent une inquiétude plus large sur l'avenir des services publics dans les territoires.

Ce que ça pourrait changer

La Poste justifie sa décision par des *changements profonds dans les usages des clients*. Avec la digitalisation croissante, les Français utilisent de moins en moins les services postaux traditionnels, préférant les solutions en ligne pour envoyer des colis, payer des factures ou gérer leur courrier. Cette tendance, accélérée par la crise sanitaire, pousse l'entreprise à adapter son réseau pour réduire ses coûts et optimiser ses services. Cependant, cette restructuration soulève des questions sur l'équité territoriale et l'accès aux services publics pour tous, y compris dans les zones les moins densément peuplées. La Poste n'a pas encore officialisé sa décision, mais les syndicats ont déjà été informés, laissant présager une mise en œuvre progressive dans les mois à venir.

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