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Numérique

La 2G s’éteint dans trois mois… mais il y a encore 1,7 million de cartes SIM actives

Next.ink · mis à jour 25 sept.

Fin juin 2026, plus d’un million de cartes SIM 2G étaient encore actives dans des smartphones et des tablettes 2G compatibles 2G seulement. Il y en avait aussi plus de 600 000 pour des communications Machine to Machine.

Fin de la 2G en France

La technologie 2G, utilisée depuis les années 1990 pour les appels et les SMS, sera définitivement éteinte en France d’ici fin décembre 2026. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de modernisation des réseaux mobiles, visant à libérer des fréquences pour des technologies plus performantes comme la 4G et la 5G. Les opérateurs (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile) ont déjà commencé à fermer progressivement leurs réseaux 2G depuis mars 2026, notamment dans certaines régions du Sud-Ouest. Free Mobile, qui ne possède pas son propre réseau 2G, dépend d’un accord d’itinérance avec Orange pour ses clients utilisant cette technologie.

1,7 million de cartes SIM concernées

Malgré l’échéance proche, 1,7 million de cartes SIM 2G étaient encore actives en France à fin juin 2026. Parmi elles, 1,06 million étaient utilisées dans des smartphones ou tablettes compatibles uniquement avec la 2G, ce qui les rendra inutilisables après l’extinction du réseau. Les 600 000 cartes SIM restantes sont destinées à des usages Machine to Machine (M2M), comme les alarmes, les systèmes de téléassistance, les ascenseurs ou les dispositifs de mesure (eau, transport). Ces équipements, souvent anciens, nécessitent des mises à jour coûteuses ou des remplacements complets pour continuer à fonctionner.

Fin progressive de la 3G

La 3G, technologie intermédiaire entre la 2G et la 4G, sera également arrêtée entre 2028 et 2029. À fin juin 2026, 850 000 terminaux (smartphones, tablettes) compatibles uniquement avec la 2G et la 3G étaient encore en circulation, contre 1,07 million un an plus tôt. Orange et Free Mobile prévoient de fermer leur réseau 3G dès 2028, tandis que SFR suivra la même année et Bouygues Telecom en 2029. La baisse du nombre d’utilisateurs est régulière, avec environ 67 000 terminaux en moins par trimestre. Cependant, certains équipements M2M pourraient encore dépendre de la 3G après son extinction chez les opérateurs, sauf pour Bouygues Telecom.

Défis des migrations M2M

Les cartes SIM dédiées aux communications Machine to Machine (M2M) posent des défis particuliers. Elles équipent des dispositifs critiques comme les ascenseurs, les systèmes d’alarme ou les compteurs intelligents. Un décret publié en mars 2026 impose désormais des contrôles techniques renforcés pour garantir la sécurité des ascenseurs après l’arrêt de la 2G et de la 3G. Les fabricants d’équipements (comme Somfy pour les alarmes) ne proposent pas toujours de solutions de migration simples, obligeant les utilisateurs à remplacer des modules entiers ou des boîtiers, parfois incompatibles avec les nouveaux standards. Les coûts de ces opérations peuvent être élevés pour les particuliers ou les copropriétés.

Solutions et limites techniques

Pour faciliter la transition, les opérateurs proposent des solutions comme des kits de migration, mais ceux-ci ne couvrent pas tous les cas. Une alternative évoquée est l’utilisation de femtocells, des bornes locales qui émettent un signal 2G ou 3G en intérieur, mais cette solution présente des limites. Par exemple, une femtocell connectée à une fibre optique ne fonctionnerait pas en cas de coupure de courant, ce qui annule son utilité pour des systèmes de secours comme les alarmes. Les fréquences libérées par l’arrêt de la 2G sont réallouées aux opérateurs pour améliorer la bande passante des réseaux 4G et 5G, rendant impossible leur conservation pour des usages marginaux.

Ce que ça pourrait changer

L’**Arcep** (Autorité de régulation des communications électroniques) suit de près l’évolution des cartes SIM 2G et 3G via un **observatoire trimestriel**. Ses données permettent d’évaluer la vitesse de migration des utilisateurs et d’identifier les secteurs les plus exposés, comme le M2M. L’Arcep ne gère pas directement les migrations, mais publie des rapports pour alerter sur les risques liés à l’extinction des anciennes technologies. Les opérateurs, quant à eux, informent leurs clients par des campagnes de communication, bien que celles-ci soient parfois critiquées pour leur manque de concret, comme l’envoi de mails ou la redirection vers des boutiques ne proposant pas de solutions adaptées.

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