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Culture

Présidentielle : les candidats vont-ils oublier l'été ?

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 20 j

Les politiques font leur rentrée. La crise climatique ? Souvent au second plan, déjà..

Été 2026 marqué

L’été 2026 en France a été marqué par des vagues de chaleur exceptionnelles, les plus longues jamais enregistrées dans le pays. Ces épisodes ont eu des conséquences dramatiques : plus de 7 000 morts, des incendies ravageurs, des récoltes détruites et une pression accrue sur les ressources naturelles. Ces événements ont révélé une prise de conscience collective de l’urgence climatique, notamment parmi la population. Cependant, cette réalité semble moins présente dans les priorités des candidats à l’élection présidentielle de 2027, dont la campagne s’intensifie à l’approche de l’automne.

Priorités politiques

Alors que la crise climatique a profondément marqué l’été, les candidats à la présidentielle abordent la rentrée avec des priorités différentes. Édouard Philippe, favori dans les sondages pour le bloc central, a évoqué lors de sa rentrée à Tourcoing des sujets comme l’immigration, la sécurité, l’économie ou l’éducation, mais n’a accordé qu’une place secondaire au climat. Il a simplement souligné avoir une « conscience claire de l’urgence climatique » et promis des investissements dans la transition écologique, sans détailler de mesures concrètes. Cette approche reflète une tendance générale : le climat est souvent relégué au second plan derrière des enjeux perçus comme plus immédiats ou électoraux.

Climat à gauche

À gauche, le climat occupe une place centrale dans les discours des candidats. Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure intègrent systématiquement la question climatique dans leurs propositions. Marine Tondelier, secrétaire nationale d’Europe Écologie Les Verts (EELV), et Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, ont notamment insisté sur ce thème lors de leur rentrée politique. Même une figure comme Monique Barbut, ancienne ministre de la Transition écologique, a reconnu que Jean-Luc Mélenchon était « celui qui intègre le plus la question du climat dans ses propositions ». Cette dynamique contraste avec le manque d’attention accordé au sujet par d’autres candidats.

Gouvernement en gestion

Le gouvernement français, dirigé par le Premier ministre Sébastien Lecornu, se trouve dans une situation complexe. Il doit gérer une série de crises simultanées, dont la canicule, la sécheresse et les impacts sur l’agriculture. Sébastien Lecornu a reconnu dans Le Parisien que son gouvernement était devenu un « gouvernement de gestion de crises permanentes ». Bien que des mesures d’adaptation au changement climatique soient prévues, comme un plan de soutien présenté jeudi et un séminaire gouvernemental dédié, le climat reste une priorité parmi d’autres. Les contraintes budgétaires et la menace d’une censure parlementaire pourraient encore réduire son importance dans l’agenda politique.

Ce que ça pourrait changer

L’élection présidentielle française de 2027, prévue dans sept mois, est au cœur des préoccupations des candidats. Les ralliements politiques, comme celui de Gérald Darmanin à Édouard Philippe, et les nouvelles candidatures, comme celle d’Olivier Faure pour le Parti socialiste, rythment l’actualité. Les sondages placent Marine Le Pen en tête, mais le débat climatique peine à s’imposer comme un enjeu central de la campagne. Malgré les événements de l’été 2026, qui ont montré l’urgence d’agir, le climat risque d’être éclipsé par des sujets perçus comme plus urgents ou plus mobilisateurs pour les électeurs.

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