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Géopolitique

Viol collectif à l’université Cornell : la direction interdit les fêtes dans ses fraternités

Courrier International · mis à jour il y a 16 h

Le président de l’université Cornell a fait son mea culpa et annoncé un train de mesures visant à lutter contre la culture du viol sur son campus, rapportent les médias américains. Parallèlement, une nouvelle plainte pour agression sexuelle dans la fraternité Alpha Epsilon Pi de l’université de Chicago a de nouveau secoué le monde académique outre-Atlantique..

Viol collectif à Cornell

En septembre 2024, une étudiante de l’université Cornell, aux États-Unis, connue sous le pseudonyme de Jane Doe, a déposé une plainte pour un viol en réunion perpétré sur le campus. Cet événement a déclenché une crise majeure au sein de l’établissement, réputé pour son prestige. Le terme viol collectif désigne une agression sexuelle commise par plusieurs personnes sur une même victime, un crime particulièrement grave aux États-Unis où il est sévèrement puni par la loi. Cornell, située dans l’État de New York, est l’une des universités les plus prestigieuses du pays, attirant des étudiants du monde entier. La plainte a mis en lumière des dysfonctionnements dans la gestion des violences sexuelles sur le campus, poussant la direction à réagir publiquement.

Réaction de l'université

Le 13 octobre 2026, le président de Cornell, Michael I. Kotlikoff, a annoncé des mesures exceptionnelles pour lutter contre la culture du viol sur le campus. Parmi ces mesures, l’interdiction des fêtes dans les maisons étudiantes des fraternités jusqu’à la fin de l’année universitaire. Les fraternités sont des associations étudiantes américaines, souvent liées à des bâtiments résidentiels, où les membres organisent des événements sociaux, y compris des fêtes. Cornell a également prévu d’ajouter des enquêteurs spécialisés sur les violences sexuelles à la police du campus. Ces enquêteurs sont des professionnels formés pour traiter les plaintes liées aux agressions sexuelles, un domaine complexe nécessitant des compétences spécifiques. Le président a reconnu les manquements de l’université et exprimé sa profonde désolation envers la victime, soulignant que la sécurité doit primer sur tout le reste.

Contexte national

Cet événement s’inscrit dans un contexte plus large aux États-Unis, où les violences sexuelles dans les universités sont un sujet récurrent de débat. Le scandale de Cornell fait suite à une plainte similaire déposée contre une fraternité de l’université de Chicago, l’Alpha Epsilon Pi, pour une agression sexuelle. Ces affaires illustrent un problème systémique dans certaines fraternités, souvent accusées de favoriser une culture de l’impunité en raison de leur organisation fermée et de leur influence sociale. Les universités américaines sont sous pression pour renforcer leurs politiques de prévention et de répression des violences sexuelles, un enjeu majeur pour la sécurité et le bien-être des étudiants.

Ce que ça pourrait changer

Les mesures annoncées par Cornell visent à rassurer la communauté universitaire, composée d’étudiants, d’enseignants et d’anciens élèves. L’interdiction des fêtes dans les fraternités est une décision radicale, car ces événements sont traditionnellement centraux dans la vie sociale des étudiants américains. L’ajout d’enquêteurs spécialisés à la police du campus représente un investissement supplémentaire pour traiter les plaintes avec plus de rigueur et de sensibilité. Ces actions s’accompagnent d’une reconnaissance publique des manquements passés, une étape importante pour restaurer la confiance dans l’institution. Cornell espère ainsi envoyer un signal fort contre la culture du viol, tout en répondant aux attentes des étudiants et des familles.

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