“Les Palestiniens nous détestent et nous les détestons” : le virage à droite des kibboutz attaqués le 7 Octobre
Longtemps identifiées comme des bastions de la gauche, les communautés israéliennes de l’enveloppe de Gaza n’ont plus aucune empathie pour “ceux d’en face”. Mais le Premier ministre, Benyamin Nétanyahou, reste un personnage clivant, raconte le quotidien britannique “The Times”..
Les kibboutz de Beeri, Kfar Aza, Nahal Oz et Nirim sont des communautés agricoles israéliennes situées près de la bande de Gaza. Historiquement, ces villages collectifs, fondés sur des principes d'égalité et de partage, étaient des symboles de la gauche progressiste en Israël. Le 7 octobre 2023, ils ont été violemment attaqués par le Hamas, un mouvement islamiste palestinien contrôlant la bande de Gaza. Ces attaques ont causé des centaines de morts et de disparus, marquant profondément les survivants comme Lilach Sheffer-Hadad, une habitante de Beeri. Ces kibboutz incarnent aujourd'hui un changement politique majeur en Israël, passant d'une identité de gauche à un virage à droite.
Avant les attaques du 7 octobre 2023, Lilach Sheffer-Hadad, comme beaucoup d'habitants de ces kibboutz, se considérait comme une personne de gauche. Aujourd'hui, elle exprime un désir de vengeance et de rejet total des Palestiniens, allant jusqu'à souhaiter s'installer dans la bande de Gaza après sa reconquête. Ce changement radical illustre un virage politique à droite dans ces communautés, autrefois bastions de la gauche. Elle envisage désormais de voter pour Avigdor Lieberman, un homme politique de droite, aux prochaines élections législatives israéliennes prévues le 27 octobre 2026. Ce revirement reflète une perte totale d'empathie envers les Palestiniens et une radicalisation des positions politiques dans ces régions.
Les élections législatives israéliennes du 27 octobre 2026 sont présentées comme les plus cruciales de l'histoire récente du pays. Elles surviennent dans un contexte de guerre prolongée à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas le 7 octobre 2023. Le Premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, reste une figure controversée et clivante, même au sein de la droite. Son gouvernement, critiqué pour sa gestion de la guerre, doit faire face à une opposition divisée. Les habitants des kibboutz attaqués, autrefois modérés, pourraient jouer un rôle clé dans ces élections en votant pour des partis de droite ou d'extrême droite, reflétant leur colère et leur désir de sécurité.
Benyamin Nétanyahou, Premier ministre israélien depuis plusieurs mandats, est une figure centrale du paysage politique israélien. Il est souvent associé à des positions de droite, notamment sur les questions de sécurité et de relations avec les Palestiniens. Son gouvernement, en place lors des attaques du 7 octobre 2023, est critiqué pour ne pas avoir anticipé ni empêché ces attaques, malgré les tensions persistantes avec le Hamas. Nétanyahou reste un personnage clivant : certains lui reprochent son inaction, tandis que d'autres le soutiennent pour sa fermeté face aux menaces extérieures. Son leadership est aujourd'hui remis en question, notamment dans les kibboutz dévastés.
Les kibboutz sont des villages collectifs israéliens apparus au début du XXe siècle, inspirés par des idéaux socialistes et sionistes. Ils reposent sur des principes d'égalité, de travail partagé et de vie communautaire. Longtemps perçus comme des symboles de la gauche israélienne, ils ont joué un rôle clé dans la construction du pays. Aujourd'hui, leur image a changé : les attaques du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi ont transformé ces communautés en bastions de la droite radicale. Les survivants, comme Lilach Sheffer-Hadad, expriment désormais un rejet profond des Palestiniens, marquant une rupture avec l'idéalisme historique des kibboutz.
La guerre à Gaza, déclenchée par les attaques du Hamas le 7 octobre 2023, a eu un impact profond sur la société israélienne, en particulier dans les kibboutz proches de la bande de Gaza. Ces attaques ont causé des centaines de morts et de disparus, et ont laissé des traumatismes durables chez les survivants. La guerre a aussi exacerbé les tensions politiques en Israël, avec une radicalisation des positions dans les communautés directement touchées. Les habitants de ces kibboutz, autrefois modérés, expriment désormais une colère et une méfiance extrêmes envers les Palestiniens, reflétant un changement de mentalité collectif.

