Dominic LeBlanc retourne à Washington pour rencontrer Jamieson Greer
Les deux hommes doivent finaliser l'accord de principe commercial conclu plus tôt cette semaine..
Dominic LeBlanc, ministre canadien chargé des relations commerciales avec les États-Unis, se rend à Washington le 20 août 2026 pour rencontrer Jamieson Greer, le représentant américain au Commerce. Leur objectif est de finaliser un accord afin de mettre fin à une guerre tarifaire entre les deux pays. Cette guerre tarifaire désigne une escalade de taxes douanières imposées par les États-Unis sur les importations canadiennes, et vice versa, dans le but de protéger les industries nationales. Un sursis de 3 jours, accordé par le président américain Donald Trump, permet de négocier avant l’imposition de nouveaux droits de douane de 50 % à partir de la nuit du 22 au 23 août 2026. Les deux hommes avaient déjà échangé la veille pour préparer cette rencontre, soulignant l’urgence de conclure un accord avant l’échéance.
Le premier ministre canadien Mark Carney et le président américain Donald Trump ont tous deux présenté l’accord en cours de finalisation comme bénéfique pour le Canada. Selon M. Carney, cet accord garantirait les meilleures conditions dans les secteurs stratégiques canadiens, tout en apportant une plus grande certitude pour les futures relations commerciales entre les deux pays. Cependant, peu de détails publics sont disponibles sur le contenu exact de cet accord. Les négociations portent notamment sur des secteurs clés comme l’acier, l’aluminium, les automobiles et le bois d’œuvre, tous sujets à des droits de douane élevés. L’accord vise à réduire ces taxes pour faciliter les échanges commerciaux.
Mark Carney a demandé aux premiers ministres provinciaux, lors d’une réunion virtuelle le 19 août 2026, de réintroduire l’alcool américain dans les rayons de leurs provinces respectives. Cette demande fait partie des mesures visant à apaiser les tensions commerciales. Par exemple, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Tim Houston, a confirmé avoir reçu cette instruction, précisant que cela dépendrait de la conclusion d’un accord définitif. La première ministre du Québec, Christine Fréchette, n’a pas encore pris de décision, invoquant un manque d’informations sur les garanties offertes par Ottawa, notamment concernant la gestion de l’offre (un système de contrôle des prix et des quotas pour protéger les producteurs locaux) et la protection de la culture québécoise.
Les premiers ministres provinciaux ont réagi de manière nuancée à la demande de réintroduire l’alcool américain. Scott Moe, premier ministre de la Saskatchewan, a indiqué que cette mesure n’affecterait pas sa province, car celle-ci laisse déjà les consommateurs choisir librement leurs produits. Il a également exprimé l’espoir que l’accord réduise les droits de douane sur des produits canadiens comme l’acier, l’aluminium, les automobiles et le bois d’œuvre. Tim Houston, de la Nouvelle-Écosse, s’est dit optimiste quant à l’accord, soulignant que les éléments fondamentaux de la gestion de l’offre seraient préservés. Il a également mentionné que certains marchés publics de défense ne seraient pas concernés par l’accord, ce qui est perçu comme un avantage pour sa province.
Malgré les avancées dans les négociations, plusieurs incertitudes subsistent. Christine Fréchette a insisté sur le fait qu’elle n’avait pas encore reçu suffisamment d’informations pour valider l’accord, notamment sur des sujets sensibles comme la gestion de l’offre et la protection culturelle. Elle a évoqué des *lignes rouges* à ne pas franchir, c’est-à-dire des conditions non négociables pour le Québec. Par ailleurs, le temps presse : l’échéance fixée par Donald Trump pour officialiser l’accord est fixée à la nuit du 22 au 23 août 2026. Si aucun accord n’est conclu d’ici là, de nouveaux droits de douane de 50 % pourraient entrer en vigueur, ce qui aurait des conséquences majeures sur les échanges commerciaux entre les deux pays.

