En s’emparant du pétrole vénézuélien, Donald Trump remporte une “victoire majeure”
L’accord, annoncé le 28 août, permettant aux États-Unis d’exploiter le pétrole vénézuélien aiguise les appétits des compagnies pétrolières américaines. Chevron semble avoir un coup d’avance et pourrait signer très prochainement des accords d’exploitation avec Caracas..
Donald Trump a annoncé le 28 août 2026 un accord historique entre les États-Unis et le Venezuela, permettant à Washington de prendre le contrôle des ressources pétrolières vénézuéliennes. Cet accord est présenté comme le plus important contrat pétrolier de l’histoire mondiale par l’administration américaine. Il concerne 65 milliards de barils de pétrole, soit une part majeure des réserves vénézuéliennes, estimées parmi les plus importantes au monde. Le Venezuela s’engage à développer 17 champs pétrolifères stratégiques, nécessitant des investissements colossaux de plus de 100 milliards de dollars (86 milliards d’euros). En échange, le pays devrait percevoir des recettes fiscales dépassant 209 milliards de dollars (180 milliards d’euros) sur la durée du contrat. Cet accord marque un tournant dans les relations économiques entre les deux pays, après des années de tensions politiques et économiques.
Quelques heures seulement après l’annonce de l’accord, les grandes compagnies pétrolières américaines, comme Chevron, se sont mobilisées pour exploiter ces ressources. Selon des sources citées par le Wall Street Journal, des accords de production pourraient être signés dès la semaine suivante, c’est-à-dire dès le début du mois de septembre 2026. Ces accords permettraient aux entreprises américaines de moderniser et d’exploiter les gisements vénézuéliens, souvent mal équipés ou sous-exploités. Les infrastructures locales manquent cruellement de modernité, ce qui rend les investissements nécessaires pour les rendre productifs. Cet empressement des compagnies reflète l’attrait économique de ces ressources, mais aussi la volonté des États-Unis de sécuriser leur approvisionnement énergétique.
Pour le Venezuela, cet accord représente une opportunité majeure de relancer son économie, fortement affectée par des années de crise politique et de sanctions internationales. La présidente par intérim du pays, Delcy Rodriguez, a souligné que cet accord devrait générer plus de 209 milliards de dollars (180 milliards d’euros) de recettes fiscales pour l’État vénézuélien. Ces fonds pourraient être utilisés pour moderniser le pays, améliorer les infrastructures et soutenir la population. Cependant, l’article ne précise pas comment ces revenus seront répartis ni quelles garanties sont prévues pour éviter une nouvelle crise économique. Le Venezuela mise sur cette collaboration avec les États-Unis pour sortir de son isolement international et relancer sa production pétrolière, qui a fortement chuté ces dernières années.
Cet accord s’inscrit dans un contexte géopolitique marqué par une volonté des États-Unis de réduire leur dépendance aux importations de pétrole, notamment en provenance du Moyen-Orient. Le Venezuela, bien que disposant des plus grandes réserves de pétrole au monde, a vu sa production chuter en raison de sanctions internationales et de l’effondrement de son économie. L’administration Trump présente cet accord comme une victoire majeure, car il permet aux États-Unis de sécuriser une source d’approvisionnement énergétique stable et proche, tout en affaiblissant l’influence d’autres puissances comme la Chine ou la Russie dans la région. Pour le Venezuela, cette collaboration avec Washington pourrait aussi servir de levier pour obtenir un soutien économique et politique international.
Malgré l’enthousiasme affiché, plusieurs défis persistent. Les gisements vénézuéliens nécessitent des investissements massifs pour être modernisés, estimés à plus de 100 milliards de dollars (86 milliards d’euros). De plus, la stabilité politique du Venezuela reste fragile, et la mise en œuvre de cet accord pourrait être ralentie par des obstacles bureaucratiques ou des résistances locales. Enfin, cet accord pourrait être perçu comme une ingérence des États-Unis dans les affaires intérieures du Venezuela, ce qui pourrait susciter des critiques internationales. Les détails précis de l’accord, comme les modalités de partage des revenus ou les garanties pour les travailleurs locaux, ne sont pas encore connus et pourraient influencer son succès à long terme.

