L’ONU réclame la libération de tous les manifestants détenus « arbitrairement » en Inde
Une mobilisation est en cours depuis que des millions de personnes ont été retirées de la liste électorale..
Le Haut-Commissariat des Nations unies (ONU) aux droits de l'homme a exigé la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues « arbitrairement » en Inde. Cette demande s'inscrit dans le cadre d'une manifestation massive à New Delhi, où des milliers de personnes ont été arrêtées. Le porte-parole de l'ONU, Thameen Al-Kheetan, a exprimé sa préoccupation face aux détentions massives ciblant des manifestants, des leaders de l'opposition, des membres de la société civile, des avocats et des journalistes. Selon l'ONU, les restrictions imposées aux manifestations pacifiques doivent respecter des critères stricts de nécessité et de proportionnalité pour être légitimes. L'organisation appelle également les autorités indiennes à engager un dialogue constructif pour répondre aux préoccupations soulevées par cette crise.
La crise actuelle en Inde est liée à une manifestation de l'opposition exigeant la démission du président de la Commission électorale. Cette institution est responsable de l'organisation des élections dans le pays. Depuis plusieurs semaines, l'opposition et des groupes de citoyens, surnommés les « cafards » dans l'article, protestent contre une révision des listes électorales. Selon les médias locaux, cette révision aurait entraîné la radiation de 130 millions de noms d'électeurs inscrits. Le chef de l'opposition, Rahul Gandhi, a appelé la population à poursuivre la mobilisation malgré la répression. Plus de 5 000 personnes auraient été arrêtées depuis le début de la journée de manifestation à New Delhi.
Les autorités indiennes ont procédé à des arrestations massives pour empêcher la tenue de la manifestation à New Delhi. Parmi les personnes arrêtées figurent les trois principaux chefs du mouvement des « cafards ». Les forces de l'ordre ont utilisé des méthodes de répression pour disperser les manifestants, comme en témoignent les images d'arrestations filmées et diffusées par les médias. Le gouvernement indien n'a pas encore réagi officiellement aux demandes de l'ONU, mais les observateurs soulignent que cette répression s'inscrit dans un contexte de tensions politiques accrues. Les arrestations ciblent non seulement les manifestants, mais aussi des figures clés de la société civile, des avocats et des journalistes, ce qui soulève des questions sur le respect des libertés fondamentales en Inde.
La révision des listes électorales en Inde est au cœur du conflit actuel. Selon les médias locaux, cette révision aurait conduit à la suppression de 130 millions d'inscriptions sur les listes électorales, ce qui représente environ 10 % des électeurs potentiels du pays. Cette mesure est contestée par l'opposition, qui accuse le gouvernement de manipuler les listes pour avantager certains partis politiques. Les manifestants exigent donc la démission du président de la Commission électorale, qu'ils considèrent comme responsable de cette situation. Ce conflit met en lumière les tensions autour de la transparence et de la fiabilité des processus électoraux en Inde, un pays de plus de 1,4 milliard d'habitants.

