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Trump maintient que le cessez-le-feu est « terminé », mais accepte de parler avec l’Iran

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 27 j

Les médiateurs s’activent pour que les deux belligérants reprennent les pourparlers..

Trump déclare fin du cessez-le-feu

Donald Trump a annoncé le 17 juin que le cessez-le-feu en vigueur depuis avril entre les États-Unis et l'Iran était officiellement terminé. Ce terme désigne un accord temporaire pour arrêter les combats, souvent négocié sous l'égide de médiateurs. Trump a réaffirmé cette position le vendredi suivant, tout en acceptant de poursuivre les discussions avec Téhéran. Le cessez-le-feu d'avril avait été formalisé par un protocole d'accord signé le 17 juin, mais les hostilités ont repris mardi avec des frappes croisées entre les deux pays. Les États-Unis ont justifié leur position en accusant l'Iran d'attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, un passage maritime stratégique reliant le golfe Persique au golfe d'Oman. Les tensions ont atteint un pic après des représailles américaines et iraniennes, notamment des frappes contre des cibles militaires et civiles présumées.

Iran rejette toute reddition

L'Iran a catégoriquement rejeté l'idée d'une reddition face aux États-Unis, affirmant que la guerre ne se terminerait pas par une capitulation. Le porte-parole de la diplomatie iranienne a précisé que Téhéran n'avait fait aucune demande aux Américains, malgré les déclarations de Trump. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'est rendu samedi à Oman pour discuter du détroit d'Ormuz, une zone de tension majeure où transitent environ 20 % du pétrole mondial. Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, décédé le 28 février lors de bombardements israélo-américains, a été enterré le vendredi suivant à Machhad, dans le nord-est du pays. Son fils et successeur, Mojtaba Khamenei, n'a pas participé aux funérailles, probablement pour des raisons de sécurité et de santé.

Médiation du Qatar et de l'Égypte

Une délégation du Qatar, pays médiateur entre les États-Unis et l'Iran, est arrivée à Téhéran pour tenter de relancer le dialogue après la reprise des combats. Le Qatar joue un rôle clé dans les efforts de paix au Moyen-Orient, notamment en facilitant les négociations indirectes entre les parties. L'Égypte, qui soutient également une résolution durable du conflit, a activement participé aux discussions en coulisses. Le chef de la diplomatie égyptienne, Badr Abdelatty, s'est entretenu avec son homologue qatari pour encourager les deux camps à privilégier la voie diplomatique et à reprendre les négociations. Le premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a également appelé le président iranien, Massoud Pezeshkian, à préserver une paix fragile. Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a fortement diminué depuis le 8 juillet, en raison des attaques récentes et des tensions persistantes.

Frappes et représailles croisées

Les États-Unis ont mené des frappes aériennes sur des cibles militaires iraniennes pendant deux nuits consécutives, accusant l'Iran d'être responsable d'attaques contre trois navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz. En représailles, l'Iran a visé des pays voisins du Golfe, comme le Koweït (où une personne a été blessée), Bahreïn et le Qatar, qui agit comme médiateur. L'Iran a menacé de riposter à toute attaque contre ses infrastructures, y compris en s'en prenant à Israël. Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien, dirigé par Mohammad Bagher Zolghadr, a averti que des représailles seraient immédiates. Les États-Unis ont nié avoir ciblé des infrastructures civiles, mais l'Iran a accusé Washington d'avoir endommagé des sites civils pour perturber les funérailles d'Ali Khamenei.

Ce que ça pourrait changer

Outre le Qatar et l'Égypte, le **Pakistan** joue également un rôle de médiateur dans le conflit. Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport de pétrole, a fortement diminué depuis le 8 juillet en raison des tensions. Environ 20 % du pétrole mondial transite par cette zone, ce qui en fait un enjeu économique majeur. Les médiateurs espèrent que les pourparlers permettront de rétablir une accalmie, après une nuit de calme relative suivant les affrontements de mardi. L'Iran a averti que toute tentative de contourner ses itinéraires maritimes serait considérée comme une provocation. Les funérailles d'Ali Khamenei, suivies par des millions de personnes, ont marqué un moment clé dans la crise, avec des craintes pour la stabilité régionale.

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