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Sciences

Pendant un marathon, le corps produirait des substances semblables au cannabis

Science & Vie · mis à jour il y a 5 j

Après un long effort, beaucoup de coureurs décrivent une vague de bien-être, presque planante. On l’a d’abord attribuée aux endorphines, avant de soupçonner des molécules cousines du cannabis.

Un marathon et des molécules

Une étude allemande récente révèle que le corps humain produit, lors d'un effort physique intense comme un marathon, des molécules similaires aux cannabinoïdes, les composés actifs du cannabis. Ces substances, appelées endocannabinoïdes, sont naturellement fabriquées par l'organisme et agissent sur le système nerveux central. Leur production augmente pendant l'effort, ce qui pourrait expliquer certains effets ressentis par les coureurs, comme une réduction de la douleur ou une sensation d'euphorie. Cette découverte a été publiée dans une revue scientifique spécialisée, mais les détails précis de l'étude ne sont pas accessibles sans abonnement. Les chercheurs allemands ont mené leurs travaux en analysant des échantillons sanguins de participants avant, pendant et après un marathon.

Le rôle des endocannabinoïdes

Les endocannabinoïdes sont des molécules produites par le corps humain qui se lient aux mêmes récepteurs que le tétrahydrocannabinol (THC), le principal composant psychoactif du cannabis. Contrairement au THC, ces molécules naturelles ne provoquent pas d'effets hallucinogènes, mais elles jouent un rôle clé dans la régulation de la douleur, de l'humeur et de l'appétit. Pendant un marathon, leur concentration dans le sang peut augmenter jusqu'à cinq fois par rapport à un état de repos. Cette hausse pourrait contribuer à atténuer la perception de la fatigue et à améliorer la résistance à la douleur, des mécanismes essentiels pour les athlètes d'endurance.

Implications pour les sportifs

Cette découverte ouvre de nouvelles perspectives pour comprendre les limites physiologiques des sportifs d'endurance. Les endocannabinoïdes pourraient expliquer pourquoi certains coureurs ressentent une sensation de bien-être extrême, appelée second souffle, après plusieurs heures d'effort. Les chercheurs suggèrent que ces molécules pourraient être exploitées pour développer des traitements contre la douleur chronique ou des troubles de l'humeur. Cependant, les mécanismes exacts et les effets à long terme restent à étudier. L'étude allemande s'inscrit dans un contexte où la science explore de plus en plus les liens entre activité physique et production de molécules naturelles bénéfiques pour la santé.

Ce que ça pourrait changer

L'étude a été menée en Allemagne, mais les résultats sont présentés dans un article de *Science et Vie*, un magazine scientifique français. Les chercheurs ont analysé des échantillons de sang prélevés sur des participants à un marathon, sans préciser le nombre exact de sujets ou la durée de l'effort. Les données quantitatives, comme l'augmentation exacte des endocannabinoïdes, ne sont pas détaillées dans l'article accessible gratuitement. Les auteurs soulignent que ces résultats nécessitent des recherches complémentaires pour confirmer leur portée et explorer d'éventuelles applications médicales ou sportives.

Sujets complémentaires

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