Des substances cancérigènes ont été relevées dans les matchas et thés verts
Sept matchas vendus en France renferment tous de l'aluminium à des niveaux préoccupants. Quatre d'entre eux dépassent la dose tolérable fixée par l'Anses..
Une étude publiée en octobre 2026 par le magazine Science et Vie révèle la présence de substances cancérigènes dans certains thés verts et matchas. Ces boissons, souvent consommées pour leurs bienfaits antioxydants, contiendraient des composés chimiques classés comme cancérigènes par les autorités sanitaires. Les chercheurs n’ont pas précisé les quantités exactes ni les types de thés concernés, mais soulignent que ces résultats pourraient remettre en cause les recommandations de consommation actuelles. Cette découverte intervient dans un contexte où les thés verts et matchas sont de plus en plus populaires en France et dans le monde, notamment pour leurs propriétés supposées de prévention contre le cancer et les maladies cardiovasculaires.
Les substances incriminées appartiennent à la famille des pesticides et des métaux lourds, deux catégories de composés chimiques souvent surveillés dans l’alimentation. Les pesticides, utilisés en agriculture pour protéger les plantes, peuvent laisser des résidus sur les feuilles de thé si les cultures ne sont pas correctement contrôlées. Quant aux métaux lourds comme le plomb ou le cadmium, ils peuvent s’accumuler dans le sol et être absorbés par les plantes. Ces deux types de contaminants sont connus pour leur toxicité à haute dose et leur potentiel à favoriser le développement de cancers. L’article ne précise pas si ces substances proviennent de l’eau d’irrigation, des sols ou des procédés de transformation des feuilles de thé.
Les contaminations pourraient provenir de plusieurs sources. D’abord, les pratiques agricoles : certains producteurs de thé, notamment en Chine et au Japon où sont cultivés la majorité des matchas et thés verts, utilisent encore des pesticides interdits en Europe ou en excès. Ensuite, la pollution industrielle des sols, notamment dans des régions où l’industrie minière ou chimique est active, peut entraîner une accumulation de métaux lourds dans les plantes. Enfin, le processus de transformation des feuilles de thé, comme la torréfaction ou le séchage, pourrait aussi favoriser la formation de certains composés cancérigènes. Aucune origine n’est confirmée dans l’article, mais ces pistes sont évoquées par les experts.
Les substances cancérigènes identifiées dans les thés verts et matchas sont associées à un risque accru de développer certains types de cancers, notamment ceux du système digestif ou des voies urinaires. Cependant, l’article ne fournit pas d’estimation précise du risque ni de seuil de dangerosité. Les autorités sanitaires recommandent généralement de limiter l’exposition à ces contaminants, mais sans interdire totalement la consommation de thé vert ou de matcha. Il est important de noter que les risques dépendent à la fois de la quantité ingérée et de la durée d’exposition. Les consommateurs réguliers pourraient donc être plus exposés que les occasionnels.
Face à cette découverte, les autorités sanitaires françaises et européennes n’ont pas encore émis de nouvelles recommandations officielles. En attendant, les experts conseillent de varier les sources de thé et de matcha, en privilégiant les produits issus de cultures biologiques ou contrôlées. Il est aussi recommandé de limiter la consommation à des quantités raisonnables, par exemple une à deux tasses par jour, et d’éviter de consommer ces boissons à jeun. Les consommateurs sont invités à se renseigner sur l’origine des produits et à privilégier les marques transparentes sur leurs méthodes de culture et de transformation.
Les producteurs de thé et les associations de consommateurs n’ont pas encore réagi publiquement à cette étude. Cependant, l’article souligne que des contrôles sanitaires plus stricts pourraient être mis en place dans les mois à venir, notamment pour les thés importés de Chine et du Japon. Les autorités européennes pourraient également renforcer les normes de tolérance pour les résidus de pesticides et de métaux lourds dans les produits alimentaires. Aucune décision n’a encore été prise, mais cette étude pourrait accélérer les discussions sur la sécurité alimentaire dans le secteur du thé.

