NapseflowNapseflow
Numérique

Meta et ses lunettes connectées attaquées en justice aux États-Unis

Next.ink · mis à jour il y a 1 j

Les lunettes connectées de Meta sont de plus en plus utilisées à travers le monde mais aussi de plus en plus décriées. Aux États-Unis, des dizaines de personnes se sont jointes à une class action contre Meta accusée notamment d’avoir envoyé des scènes d’intimité sur ses serveurs et à un sous-traitant sans leur consentement.

Plainte collective aux États-Unis

Plus de 70 utilisateurs de lunettes connectées Meta ont déposé une plainte collective (class action) devant un tribunal fédéral de Californie du Nord, aux États-Unis, fin août 2026. Cette action en justice regroupe leurs griefs contre l’entreprise de Mark Zuckerberg, accusée d’avoir violé leur vie privée. Les plaignants s’appuient sur des enquêtes journalistiques, notamment suédoises, qui ont révélé que des images et vidéos captées par les lunettes étaient transmises à des serveurs de Meta, parfois sans consentement explicite des utilisateurs. Le document juridique, long de 230 pages, dénonce le transfert de données personnelles à un sous-traitant kényan nommé Sama, spécialisé dans la modération et l’étiquetage de contenus pour les géants de la tech.

Transmission automatique des données

Les lunettes Meta enregistrent des images et vidéos en temps réel, même lorsque la fonction cloud media (stockage dans le nuage de Meta) n’est pas activée. Selon la plainte, ces données sont automatiquement envoyées aux serveurs de Meta, puis parfois à des sous-traitants comme Sama, pour analyse. Un utilisateur a témoigné avoir découvert des photos de sa famille dans la salle de bain, prises à son insu, alors que les lunettes étaient posées sur une étagère. Un autre affirme que ses lunettes se déclenchaient par erreur deux fois par jour, enregistrant des scènes privées. Meta justifie ces transferts par l’amélioration de ses produits via l’intelligence artificielle, tout en affirmant filtrer les données pour protéger l’anonymat des utilisateurs.

Promesses de confidentialité non tenues

Meta présente ses lunettes comme des outils respectueux de la vie privée, avec un contrôle total pour l’utilisateur. Mark Zuckerberg a insisté en 2025 sur l’importance de donner aux utilisateurs le pouvoir de décider ce qui est enregistré ou conservé. Pourtant, la plainte révèle que les indicateurs de fonctionnement des lunettes sont difficiles à voir et peuvent être masqués, rendant leur utilisation trompeuse. Malgré ces promesses, les ventes ont explosé, passant de 2 millions d’unités sur 2023-2024 à 7 millions en 2025. Les avocats des plaignants qualifient ces assurances de fausses, soulignant que les lunettes enregistrent en silence et envoient des données sensibles à des tiers sans transparence.

Rôle des sous-traitants kényans

Le sous-traitant Sama, basé au Kenya, est spécialisé dans le traitement des données pour des entreprises comme Meta. Il intervient notamment pour modérer et étiqueter des contenus (par exemple, identifier des objets ou des scènes dans des images) afin d’améliorer les algorithmes d’intelligence artificielle. En 2026, des journalistes suédois ont révélé que des scènes de la vie quotidienne, parfois intimes, captées par les lunettes Meta étaient envoyées à Sama pour analyse. Cette pratique a soulevé des questions éthiques et juridiques, notamment en Europe, où des eurodéputés comme Adnan Dibrani ont interpellé la Commission européenne sur le sujet. Aux États-Unis, ces révélations ont motivé les utilisateurs à porter plainte.

Ce que ça pourrait changer

Meta a réagi aux accusations en déclarant que les données étaient filtrées pour supprimer les informations permettant d’identifier les utilisateurs (*anonymisation*), protégeant ainsi leur vie privée. L’entreprise a également souligné que l’examen de ces données par des tiers (comme Sama) servait à améliorer ses produits et l’expérience utilisateur, une pratique courante dans le secteur technologique. Cependant, les plaignants contestent cette version, affirmant que les transferts de données sensibles, y compris des scènes privées, ont eu lieu sans consentement clair et que les promesses de confidentialité étaient trompeuses. La plainte met en lumière un décalage entre les discours marketing de Meta et la réalité de l’utilisation de ses lunettes.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.