Sophie Adenot : suivez en direct la 2e sortie spatiale de l’astronaute française hors de l’ISS
Il y avait comme un sentiment d'inachevé à 400 km d'altitude. Une semaine après une première sortie historique, l'astronaute française Sophie Adenot va remettre le nez dehors le mardi 25 août.
Sophie Adenot, astronaute française de l’Agence spatiale européenne (ESA), s’apprête à réaliser sa deuxième sortie extravéhiculaire, appelée aussi sortie spatiale ou EVA (ExtraVehicular Activity). Cette opération consiste à quitter l’ISS (International Space Station), la Station spatiale internationale, pour effectuer des tâches techniques ou scientifiques en apesanteur, à l’extérieur de la station. Contrairement à une sortie dans l’espace classique, une EVA implique une préparation rigoureuse : combinaison spatiale adaptée, vérification des systèmes de survie et coordination avec les équipes au sol. Sophie Adenot avait déjà effectué une première sortie spatiale en 2026, devenant ainsi la deuxième Française à marcher dans l’espace, après Claudie Haigneré en 1999. Cette deuxième sortie marque une étape importante dans sa mission et dans l’histoire spatiale française.
Les objectifs précis de cette sortie spatiale ne sont pas détaillés dans l’article, mais ils s’inscrivent généralement dans le cadre des missions de maintenance ou d’amélioration de l’ISS. Ces tâches peuvent inclure la réparation d’équipements, l’installation de nouveaux instruments ou la préparation de futurs modules. L’ISS, un laboratoire orbital en orbite à environ 400 kilomètres d’altitude, est un projet international auquel participent 16 pays, dont la France via le Centre national d’études spatiales (CNES). Les sorties spatiales sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement de la station et pour tester de nouvelles technologies en conditions réelles. Sophie Adenot, ingénieure et pilote de formation, a été sélectionnée parmi des milliers de candidats pour rejoindre le corps des astronautes de l’ESA en 2022.
Le public pourra suivre cette sortie spatiale en direct grâce à une diffusion vidéo organisée par Numerama et d’autres médias partenaires. Ces retransmissions permettent de visualiser les astronautes en action, d’écouter les communications avec le centre de contrôle au sol et de comprendre les enjeux techniques des opérations. Les images proviennent des caméras installées sur les combinaisons des astronautes ou sur la structure de l’ISS. En 2026, les technologies de diffusion ont progressé, offrant une qualité d’image et une fluidité accrues par rapport aux premières retransmissions spatiales. Ces événements sont suivis par des millions de personnes à travers le monde, renforçant l’intérêt du public pour les missions spatiales et la recherche scientifique.
Les sorties spatiales comme celle de Sophie Adenot contribuent à faire avancer la recherche scientifique dans plusieurs domaines. Elles permettent de tester des équipements en conditions extrêmes, de réparer des instruments endommagés par les radiations ou les micrométéorites, et de préparer de futures missions vers la Lune ou Mars. Par exemple, des expériences menées lors d’EVA peuvent étudier l’impact de l’apesanteur sur le corps humain ou tester des matériaux innovants. La France, à travers le CNES et l’ESA, investit massivement dans ces missions : en 2026, le budget annuel de l’ESA s’élève à environ 7,8 milliards d’euros, dont une partie est dédiée aux vols habités et à l’exploration spatiale. Ces investissements visent à renforcer la compétitivité européenne dans le secteur spatial.
Sophie Adenot, née en 1982, est une figure emblématique de la nouvelle génération d’astronautes européens. Après des études d’ingénierie et une carrière de pilote d’essai dans l’armée de l’air française, elle a été recrutée par l’ESA en 2022 parmi plus de 22 000 candidats. Son parcours illustre l’importance de la diversité des profils dans les missions spatiales : son expérience en ingénierie et en pilotage est un atout pour les opérations techniques de l’ISS. En 2026, elle est la seule Française active dans le corps des astronautes de l’ESA et participe à des missions internationales, collaborant avec des collègues américains, russes, japonais et canadiens. Son engagement montre l’évolution de la place des femmes dans le secteur spatial, historiquement dominé par les hommes.

