Que ferait une couleuvre à ma place ? J’ai rampé dans la nature pour le découvrir
Journalistique scientifique au “Times”, Tom Whipple raconte son étonnante expérience au bord de la rivière Tone, dans le sud-ouest de l’Angleterre. Dans le cadre d’un projet mené avec l’université de l’ouest de l’Angleterre (UWE Bristol), il a été invité à se mettre – métaphoriquement – dans la peau d’un serpent pendant quelques heures, et décrit ce qu’il en a retenu..
Un journaliste britannique, Tom Whipple, a participé à une expérience originale organisée par l’université de l’ouest de l’Angleterre (UWE Bristol) et le Times. Le but était de se mettre dans la peau d’un serpent, plus précisément d’une couleuvre à collier, en rampant dans la nature. L’objectif de ce projet était de mieux comprendre les risques auxquels sont confrontés les animaux sauvages. Whipple a été guidé par Phil Tovey, un expert de l’UWE Bristol, qui lui a donné des conseils pratiques comme se déplacer sur le ventre et imiter le mouvement de la langue des serpents. Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à sensibiliser le public aux défis des écosystèmes et à la biodiversité.
L’expérience repose sur une approche participative où des volontaires, comme Whipple, adoptent temporairement le comportement d’un animal pour en étudier les contraintes. D’autres participants ont déjà incarné des espèces variées, comme un faucon crécerelle, une biche ou un ver de terre. L’université de l’ouest de l’Angleterre (UWE Bristol) collabore avec des médias et des experts pour organiser ces simulations, qui permettent d’évaluer les dangers environnementaux, comme la prédation ou la dégradation des habitats. Cette méthode offre une perspective unique sur les défis auxquels font face les animaux dans leur milieu naturel.
L’expérience s’est déroulée au bord de la rivière Tone, dans le comté du Somerset, situé dans le sud-ouest de l’Angleterre. Ce lieu a été choisi pour son écosystème représentatif et sa biodiversité locale, notamment la présence de grenouilles, proies potentielles des couleuvres. Le Somerset est une région rurale et naturelle, propice à l’observation des comportements animaux. Le projet s’inscrit dans une volonté de mieux comprendre les interactions entre les espèces et leur environnement, tout en mettant en lumière les menaces pesant sur ces écosystèmes.
Le projet mené par l’UWE Bristol et le Times vise à sensibiliser le public aux enjeux de la biodiversité et à la protection des espèces sauvages. En recréant des situations vécues par les animaux, les organisateurs espèrent illustrer les difficultés auxquelles ils sont confrontés, comme la recherche de nourriture, l’évitement des prédateurs ou la survie dans un environnement modifié par l’homme. Cette approche pédagogique permet de mieux appréhender les défis écologiques actuels et d’encourager une prise de conscience collective sur l’importance de préserver les habitats naturels.
Le *Times*, l’un des plus anciens quotidiens britanniques fondé en 1785, a joué un rôle clé dans la diffusion de cette expérience. Propriété du milliardaire Rupert Murdoch depuis 1981, le journal est connu pour son orientation conservatrice et son influence sur l’opinion publique. En publiant le récit de Whipple, le *Times* contribue à populariser les initiatives scientifiques et à toucher un large public. Cette collaboration entre la presse et les chercheurs illustre l’importance des médias dans la vulgarisation des enjeux environnementaux et la promotion de la recherche scientifique.

