Canicule et Tour de France : à 40 °C, les cyclistes pourraient atteindre l’épuisement après seulement 50 minutes, révèle une étude
Sur le Tour de France 2026, des étapes se courent près de 40 °C. La physiologie fixe une limite : au-delà d'une température centrale de 40 °C, le corps décroche..
Une étude récente révèle que des températures de 40 °C pourraient avoir des conséquences dramatiques pour les cyclistes professionnels, notamment lors d'événements comme le Tour de France. À cette chaleur, le corps humain peine à réguler sa température interne, ce qui peut entraîner un coup de chaleur (une situation où la température corporelle dépasse 40 °C, mettant en danger les organes vitaux). Les chercheurs soulignent que les cyclistes, déjà soumis à un effort physique intense, sont particulièrement vulnérables dans ces conditions. Le corps produit en effet de la chaleur en se dépensant, et cette chaleur s'ajoute à celle de l'environnement, créant un risque accru d'épuisement ou de malaise. Les 40 °C mentionnés correspondent à la température ambiante, mesurée à l'ombre, et non à celle ressentie, qui peut être bien plus élevée en cas d'exposition directe au soleil.
Selon les résultats de l'étude, les cyclistes pourraient atteindre un état d'épuisement après seulement 50 minutes d'effort intense lorsque la température ambiante atteint 40 °C. Cette durée est bien inférieure à celle généralement observée lors des étapes du Tour de France, qui durent plusieurs heures. Les chercheurs expliquent que cette limite s'explique par la combinaison de deux facteurs : la chaleur extérieure et la production de chaleur interne due à l'effort musculaire. Le corps humain dispose de mécanismes pour évacuer cette chaleur, comme la transpiration, mais à 40 °C, ces mécanismes deviennent moins efficaces. L'évaporation de la sueur, qui permet normalement de refroidir le corps, est ralentie dans un environnement saturé d'humidité ou lorsque l'air est très chaud.
Les conséquences d'un effort prolongé dans ces conditions peuvent être graves. L'épuisement dû à la chaleur peut entraîner des symptômes tels que des maux de tête, des nausées, des vertiges, voire une perte de connaissance. Dans les cas les plus extrêmes, cela peut conduire à un coup de chaleur, une urgence médicale qui peut causer des dommages irréversibles aux organes, voire la mort. Les cyclistes professionnels, souvent habitués à des conditions difficiles, ne sont pas à l'abri de ces risques. L'étude souligne que même les athlètes les plus entraînés peuvent être affectés par des températures aussi élevées, surtout si elles persistent sur plusieurs jours, comme c'est souvent le cas lors d'un grand tour cycliste.
Face à ces risques, les organisateurs d'événements sportifs comme le Tour de France pourraient être amenés à revoir leurs protocoles en cas de canicule. L'étude suggère plusieurs mesures pour limiter les dangers : reporter les épreuves aux heures les plus fraîches de la journée, comme tôt le matin ou en soirée, ou encore mettre en place des zones de rafraîchissement le long du parcours. Les cyclistes pourraient également bénéficier de stratégies d'hydratation renforcées, avec des boissons spécialement conçues pour compenser la perte de sels minéraux due à la transpiration. Enfin, les organisateurs pourraient surveiller de près les prévisions météo et adapter les parcours en conséquence, notamment dans les régions particulièrement exposées aux vagues de chaleur.
Cette étude intervient dans un contexte où les vagues de chaleur deviennent de plus en plus fréquentes et intenses en raison du réchauffement climatique. Les scientifiques s'attendent à ce que ces phénomènes s'aggravent dans les décennies à venir, ce qui pose un défi majeur pour les organisateurs d'événements sportifs en extérieur. Le Tour de France, qui se déroule traditionnellement en juillet, est particulièrement exposé à ces risques. Les organisateurs ont déjà dû faire face à des épisodes de canicule dans le passé, comme en 2019, où plusieurs étapes avaient été modifiées pour des raisons de sécurité. Cette étude renforce l'urgence d'adapter les pratiques sportives aux nouvelles réalités climatiques.

