L’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo a fait au moins 930 morts
Les décès ont été recensés parmi les 2344 cas confirmés en date de samedi..
L'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo (RDC) a causé au moins 930 décès depuis son début, selon les dernières données du ministère de la Santé congolais publiées le 20 juillet 2026. Ces chiffres incluent 37 nouveaux décès recensés uniquement les 18 et 19 juillet, marquant l'un des bilans les plus lourds depuis le début de l'épidémie. Au total, 2 344 cas confirmés ont été enregistrés, dont 724 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés. L'épidémie, déclarée le 15 mai 2026 dans l'est du pays, est la plus rapide jamais observée pour cette maladie. Elle touche cinq provinces, principalement l'Ituri, où la violence des rebelles complique les interventions sanitaires.
L'épidémie actuelle est causée par une souche rare du virus Ebola, appelée virus Bundibugyo. Contrairement à d'autres formes d'Ebola, comme le virus Ebola Zaïre (responsable de l'épidémie de 2014-2016 en Afrique de l'Ouest), cette souche est moins connue et ne dispose ni de vaccin ni de traitement approuvé par les autorités sanitaires. Le virus se transmet principalement par contact avec les fluides corporels d'une personne infectée, comme le sang, les vomissures ou le sperme, ainsi qu'avec des objets contaminés comme la literie ou les vêtements. La maladie est grave, avec un taux de mortalité élevé, bien que rare. Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires et saignements internes ou externes.
La lutte contre l'épidémie est fortement entravée par des obstacles sécuritaires et logistiques. Dans la province d'Ituri, la plus touchée, au moins 12 attaques ont été recensées contre des établissements de santé ou des équipes médicales depuis le début de l'épidémie. Ces attaques sont souvent alimentées par des rumeurs ou un scepticisme envers les mesures sanitaires. Par ailleurs, des professionnels de la santé ont débrayé pour protester contre le non-paiement de leurs salaires, aggravant les difficultés d'intervention. Au total, 36 travailleurs de la santé infectés par le virus sont décédés, soulignant les risques encourus par ceux qui luttent contre la maladie.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé des inquiétudes majeures concernant la propagation de l'épidémie. Selon l'organisation, 80 % des nouveaux cas proviennent de chaînes de transmission inconnues, ce qui signifie que le virus se propage plus rapidement que les autorités sanitaires ne parviennent à le tracer. Malgré les efforts accrus, les capacités de suivi et d'isolement des patients restent limitées. Le ministère congolais de la Santé a indiqué que 22 nouveaux cas de guérison avaient été enregistrés en 24 heures, mais cette avancée reste insuffisante face à la vitesse de propagation du virus.
Face à la progression de l'épidémie, le Canada a annoncé une mesure temporaire pour limiter les risques d'importation du virus. À partir du 21 juillet 2026 à 23 h 59, les ressortissants étrangers ayant séjourné en RDC au cours des 21 derniers jours se verront refuser l'entrée sur le territoire canadien. Cette décision, prise par l'*Agence de la santé publique du Canada*, vise à protéger la population canadienne tout en évitant une propagation internationale de la maladie. Elle s'ajoute aux restrictions déjà en place dans d'autres pays touchés par des épidémies d'*Ebola*.

