Coupe du monde : l’Argentine “crucifie” l’Angleterre et rejoint l’Espagne en finale
L’Albiceleste a battu les Three Lions (2-1) grâce à deux buts inscrits en toute fin de match, mercredi à Atlanta. Elle affrontera dimanche l’Espagne en finale.
L’équipe nationale d’Argentine s’est qualifiée pour la finale de la Coupe du monde 2026 en battant l’Angleterre 2-1 en demi-finale, disputée le 15 juillet à Atlanta aux États-Unis. Cette victoire permet à l’Argentine de rejoindre l’Espagne, qui a éliminé la France 2-0 la veille. Pour l’Argentine, il s’agit de la deuxième finale consécutive, après leur titre en 2022. Les médias argentins comme Página 12 décrivent cette qualification comme une victoire « inoubliable », marquée par une remontée héroïque en fin de match. L’Angleterre, quant à elle, échoue à atteindre sa deuxième finale de Coupe du monde depuis 1966, date de son unique sacre. Le match a été disputé sous haute tension, avec un dispositif de sécurité renforcé en raison des tensions historiques entre les deux nations.
L’Angleterre a dominé la première période et ouvert le score à la 55e minute grâce à un but d’Anthony Gordon. Cependant, l’Argentine a renversé la situation en fin de match : Enzo Fernández a égalisé à la 85e minute, avant que Lautaro Martínez ne marque le but de la victoire dans les arrêts de jeu (90e + 2), sur une passe décisive de Lionel Messi. Ce dernier, malgré l’absence de but personnel, a joué un rôle central en délivrant deux passes décisives. Les médias britanniques comme The Guardian soulignent que l’Angleterre n’a pas su exploiter sa solidité défensive en fin de match, tandis que l’Argentine a fait preuve d’une « attaque féroce et implacable ». Le match a été qualifié de « magistral » par le quotidien espagnol El País, qui note que l’équipe argentine a su trouver des solutions sans dépendre uniquement de Messi, contrairement à certaines rencontres précédentes.
Les réactions des médias reflètent l’émotion et les enjeux de ce match. Le quotidien argentin Página 12 évoque une « explosion de joie » pour la nation, tandis que The Guardian souligne la déception des supporters anglais, pour qui cette défaite rappelle les échecs passés. Pour l’Angleterre, cette élimination marque le début d’une « remise en question », comme l’a observé The Guardian, qui critique un manque de créativité et une résilience défensive insuffisante en fin de match. De son côté, l’Espagne, qui affrontera l’Argentine en finale le 19 juillet, devra gérer une rencontre serrée pour éviter un scénario similaire. Les médias espagnols comme ABC rappellent que l’Argentine ne doit jamais être sous-estimée, même en situation difficile.
À l’issue du match, les joueurs argentins ont déployé une banderole revendiquant la souveraineté sur les *Malouines* (ou *Falkland Islands* en anglais), un archipel de l’Atlantique Sud occupé par le Royaume-Uni depuis 1833. Cette revendication, source de tensions historiques entre l’Argentine et le Royaume-Uni, a déjà provoqué un conflit armé en 1982, faisant 649 morts côté argentin et 258 côté britannique. La FIFA interdit toute manifestation politique lors de ses tournois, ce qui expose l’Argentine à des sanctions disciplinaires. Le journaliste sportif de la BBC, Adwaidh Rajan, rappelle que ce match s’est déroulé sous un dispositif de sécurité renforcé en raison de ces tensions. Les médias comme *The Telegraph* soulignent que cet incident pourrait avoir des répercussions sur la gestion future des tournois internationaux.

