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Géopolitique

Milei lance la campagne de Flavio Bolsonaro (discours intégral)

Le Grand Continent · mis à jour il y a 11 j

Dans un acte d'ingérence inédit, le président argentin révèle pourquoi le Brésil est devenu le principal champ de bataille de l'internationale réactionnaire. L’article Milei lance la campagne de Flavio Bolsonaro (discours intégral) est apparu en premier sur Le Grand Continent..

Contexte électoral

Le 26 juillet 2026, le président argentin Javier Milei participe à un événement organisé par le Parti libéral brésilien pour soutenir Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, en vue des élections brésiliennes d’octobre 2026. Milei y prononce un discours où il exprime son soutien à Flávio Bolsonaro, qu’il présente comme la figure capable de contrer la gauche au Brésil. Il souligne l’importance de ces élections pour l’avenir du pays et de la région, en les présentant comme une bataille entre liberté et socialisme. Milei insiste sur le fait que les choix électoraux auront des conséquences durables pour les générations futures.

Critique du socialisme

Milei dresse un bilan sévère du socialisme, qu’il accuse d’avoir plongé l’Argentine dans une crise économique et sociale. Il évoque l’hyperinflation, la pauvreté et l’instabilité monétaire comme conséquences de politiques socialistes, notamment celles du kirchnérisme (version argentine du socialisme, nommée d’après l’ancien président Néstor Kirchner et sa femme Cristina Fernández de Kirchner). Il cite des chiffres comme l’émission monétaire équivalente à 13 % du PIB argentin en une année pour financer des dépenses électorales. Milei compare le socialisme à un lit de Procuste, un mythe grec où les victimes étaient étirées ou mutilées pour s’adapter à un lit, illustrant ainsi la violence des politiques égalitaires forcées.

Modèle économique argentin

Selon Milei, l’Argentine a subi un effondrement économique en raison de politiques fondées sur des principes opposés à la réalité et aux lois économiques de base. Il dénonce un système où l’État a remplacé l’initiative privée, où le déficit budgétaire était présenté comme bénéfique, et où la richesse était promise avant même d’être créée. Ces politiques ont conduit à une inflation galopante, une perte de stabilité monétaire et une fuite des capitaux. Milei souligne que ces choix ont détruit les institutions et isolé l’Argentine sur la scène internationale, la rapprochant de régimes autoritaires.

Rôle de Flávio Bolsonaro

Milei présente Flávio Bolsonaro comme le porte-parole d’une majorité silencieuse brésilienne, victime des politiques socialistes. Il le compare à son père, Jair Bolsonaro, ancien président brésilien emprisonné selon lui de manière injuste. Milei affirme que Flávio Bolsonaro est capable de contrer les politiques de Lula, qu’il accuse de reproduire les erreurs du kirchnérisme au Brésil. Il évoque un risque Lula, comparable au risque Kuka (risque Cristina Kirchner) en Argentine, reflétant une crise économique imminente due à des dépenses excessives et à un endettement croissant.

Stratégie du socialisme

Milei décrit une stratégie commune aux gouvernements socialistes en Amérique latine, qu’il surnomme le Plan Argent. Cette stratégie consiste à augmenter les dépenses publiques financées par l’endettement, les impôts ou l’émission monétaire, ce qui entraîne inflation et crise économique à long terme. Il cite des exemples comme la Bolivie, le Chili, l’Équateur et la Colombie, où cette approche a laissé des États obèses, des économies ruinées et des sociétés épuisées. Milei accuse les socialistes de saboter délibérément l’économie pour conserver le pouvoir, puis de rejeter la responsabilité sur leurs successeurs.

Forum de São Paulo

Milei mentionne le Forum de São Paulo, une organisation fondée par Lula et Fidel Castro dans les années 1990, qu’il présente comme un réseau transnational visant à diffuser le communisme en Amérique latine. Il accuse ce forum de promouvoir une idéologie fondée sur l’envie et le ressentiment, masquée sous des slogans comme l’égalité et la solidarité. Milei affirme que cette idéologie est incompatible avec les principes de liberté et qu’elle utilise des moyens coercitifs pour imposer ses vues, illustrant son propos par l’emprisonnement d’opposants en Argentine.

Ce que ça pourrait changer

Milei conclut son discours en réaffirmant son engagement en faveur de la liberté et en appelant à une transformation régionale. Il présente l’Argentine comme un exemple de ce qui peut arriver lorsque les principes de liberté économique et politique sont ignorés. Milei exprime son espoir que le Brésil rejoigne cette dynamique de changement, en élisant Flávio Bolsonaro pour éviter les pièges du socialisme. Il termine par un appel à l’action, comparant la situation à une bataille où chaque vote compte pour l’avenir des générations futures.

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