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Dormir avec une lumière allumée pourrait être mauvais pour le cœur

Science & Vie · mis à jour il y a 5 j

Dormir avec la lumière, même faible, serait associé à un cœur plus épais et moins performant à l’IRM. Sur une dizaine d’années, les risques d’insuffisance cardiaque et d’AVC augmenteraient aussi..

Lumière nocturne et santé

Une étude récente suggère qu’exposer son corps à une lumière artificielle pendant la nuit, même faible, pourrait avoir des conséquences néfastes sur la santé cardiovasculaire. Cette lumière, souvent présente sous forme de veilleuse, d’écrans d’appareils électroniques ou de lumière extérieure filtrant à travers les fenêtres, perturberait le fonctionnement normal du corps pendant le sommeil. Le cœur et le système circulatoire seraient particulièrement affectés par cette exposition nocturne à la lumière, bien que les mécanismes exacts restent encore à éclaircir. Les chercheurs soulignent que cette découverte s’ajoute à d’autres travaux montrant les effets négatifs d’un environnement nocturne trop éclairé sur la qualité du sommeil et la régulation des rythmes biologiques.

Rythmes circadiens perturbés

Les rythmes circadiens désignent les cycles biologiques naturels qui régissent de nombreuses fonctions du corps, comme le sommeil, la production d’hormones ou la régulation de la pression artérielle. Ces rythmes suivent un cycle d’environ 24 heures et sont synchronisés par la lumière naturelle du jour. Lorsque le corps est exposé à une lumière artificielle la nuit, ces rythmes peuvent être désynchronisés, ce qui perturbe le fonctionnement normal des organes, y compris le cœur. Une perturbation prolongée de ces cycles est associée à un risque accru de maladies cardiovasculaires, de diabète de type 2 et de troubles de l’humeur. L’étude met en avant ce lien entre lumière nocturne et déséquilibre des rythmes circadiens comme un facteur de risque potentiel pour la santé du cœur.

Étude et résultats clés

Les chercheurs ont mené une étude sur un échantillon de participants exposés à différentes intensités de lumière nocturne pendant leur sommeil. Les résultats montrent que même une lumière faible, comme celle d’une veilleuse, peut avoir un impact significatif. Par exemple, les personnes dormant avec une lumière de 5 lux (équivalent à la luminosité d’une veilleuse classique) présentaient une augmentation de leur fréquence cardiaque et une élévation de leur pression artérielle par rapport à celles dormant dans l’obscurité totale. Ces effets étaient plus marqués chez les personnes déjà sujettes à des problèmes cardiovasculaires. Les chercheurs estiment que cette exposition nocturne à la lumière pourrait contribuer à long terme à un risque accru de maladies du cœur.

Recommandations pratiques

Pour limiter les effets négatifs d’une exposition nocturne à la lumière, les experts recommandent plusieurs mesures simples. Il est conseillé de dormir dans une pièce aussi sombre que possible, en utilisant des rideaux occultants ou un masque de sommeil si nécessaire. Éviter les écrans (téléviseurs, smartphones, tablettes) au moins une heure avant le coucher permet également de réduire l’exposition à la lumière bleue, connue pour perturber la production de mélatonine, une hormone favorisant l’endormissement. Pour les personnes vivant dans des environnements urbains bruyants ou éclairés, l’utilisation de bouchons d’oreilles et de stores opaques peut être une solution efficace. Ces ajustements visent à préserver la qualité du sommeil et à protéger la santé cardiovasculaire.

Ce que ça pourrait changer

Cette étude s’inscrit dans un contexte plus large de recherche sur les effets de la pollution lumineuse et des modes de vie modernes sur la santé. Les scientifiques soulignent que les résultats doivent encore être confirmés par des recherches complémentaires, notamment sur de plus grandes cohortes de participants et sur des périodes plus longues. Les mécanismes biologiques précis reliant lumière nocturne et maladies cardiovasculaires restent à élucider. Par ailleurs, d’autres facteurs comme l’alimentation, le stress ou le niveau d’activité physique jouent également un rôle dans la santé du cœur. Cette étude ne doit donc pas être considérée comme une preuve définitive, mais comme une piste de recherche à explorer pour mieux comprendre les impacts de notre environnement sur notre santé.

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