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Des centaines de manifestants rassemblés à Montréal en soutien au peuple de Gaza

Le Devoir · mis à jour il y a 5 j

Le Mouvement de la jeunesse palestinienne a formulé des revendications claires aux gouvernements..

Manifestation à Montréal

Samedi 10 octobre 2026, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées à Montréal, sur l’esplanade de la Place Ville Marie, pour exprimer leur soutien au peuple palestinien et dénoncer les frappes israéliennes dans la bande de Gaza. Cet événement a été organisé par le Mouvement de la jeunesse palestinienne, qui milite pour la fin de l’occupation israélienne en Cisjordanie et à Gaza. Les manifestants ont scandé des slogans comme Free, free Palestine ou Solidarité avec la Palestine, tandis que des discours ont rappelé les trois ans de conflit depuis les attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui avaient causé près de 1 200 morts et l’enlèvement de 251 personnes. Depuis, les frappes israéliennes ont fait environ 74 000 morts à Gaza, selon les autorités sanitaires du Hamas, des chiffres jugés fiables par l’ONU.

Revendications des manifestants

Le Mouvement de la jeunesse palestinienne a formulé des demandes précises aux gouvernements canadien et québécois. Il réclame notamment l’imposition de sanctions contre Israël, incluant un embargo sur les ventes d’armes, jugé comme le levier le plus efficace pour mettre fin au conflit. Le mouvement demande également la fermeture du bureau du Québec à Tel-Aviv, ouvert en 2023, une mesure soutenue par une partie de la population québécoise. Par ailleurs, les manifestants exigent la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens. Le Parti québécois, qui devrait former le prochain gouvernement, propose quant à lui de suspendre les activités de ce bureau sans le fermer définitivement, tant que le conflit à Gaza persiste.

Contexte politique et tensions

Cette manifestation coïncidait avec le premier anniversaire d’un cessez-le-feu négocié sous l’égide de l’ancien président américain Donald Trump, entré en vigueur en octobre 2025. Malgré cet accord, les frappes israéliennes se poursuivent quotidiennement et la reconstruction de Gaza n’a pas commencé. Le silence des pays occidentaux face à la situation est critiqué par plusieurs manifestants, dont Bertrand Guibord, président du Conseil central du Montréal métropolitain, qui dénonce l’inaction face à ce qu’il qualifie de massacre. À Gaza, l’armée israélienne maintient une « ligne jaune », une frontière virtuelle instaurée en octobre 2025 qui restreint les déplacements des Palestiniens à moins de 35 % du territoire, selon Médecins sans frontières (MSF). Cette ligne, initialement prévue pour limiter les conflits, est désormais perçue comme un outil de contrôle et de privation des ressources essentielles.

Ce que ça pourrait changer

La situation humanitaire à Gaza reste critique, comme l’a souligné Médecins sans frontières (MSF) dans un communiqué publié le 8 octobre 2026. L’organisation humanitaire indique que les violences persistent, que l’accès aux biens essentiels est fortement limité et que les infrastructures médicales et vitales sont en ruine. La « ligne jaune » divise désormais Gaza en deux zones : l’ouest, sous contrôle palestinien, et l’est, interdit aux Palestiniens et couvrant 53 % du territoire. MSF qualifie cette ligne de « mécanisme d’encerclement et de nettoyage ethnique », car elle prive les habitants d’accès aux soins, à l’eau et à d’autres ressources indispensables à leur survie. Ces conditions aggravent une crise déjà marquée par des années de conflit.

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