La FIFA dénonce « un effort concerté et continu » pour affaiblir Infantino
La fédération norvégienne a demandé la démission du président de la FIFA, vendredi..
La FIFA, la Fédération internationale de football, a publié un communiqué le 8 août 2026 pour dénoncer ce qu'elle qualifie d'effort concerté et continu visant à affaiblir son président, Gianni Infantino. L'organisation affirme que des allégations non vérifiées et des rumeurs circulent pour discréditer Infantino et la FIFA. Elle insiste sur le fait que la répétition d'une accusation ne la rend pas vraie et que les spéculations ne doivent pas être présentées comme des faits établis. Aucune précision n'est donnée sur les allégations en question, mais la FIFA rejette toute tentative de déstabilisation de son fonctionnement ou de son leadership.
Un article du journal britannique The Telegraph, publié le 7 août 2026, accuse Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, d'avoir favorisé une employée de l'UEFA (Union des associations européennes de football) avec laquelle il aurait entretenu une relation intime. Selon le quotidien, cette employée aurait été promue pendant que Infantino était secrétaire général de l'UEFA (de 2009 à 2016), puis aurait reçu une indemnité de départ à six chiffres, ainsi que le paiement de frais de scolarité pour un MBA d'environ 50 000 euros. Ces allégations reposent sur des sources non citées par le journal.
L'UEFA a confirmé avoir versé une indemnité de départ à une employée, ainsi que des frais pour un MBA dans une école de commerce locale, mais précise que ces paiements étaient conformes aux règles en vigueur à l'époque pour les départs du personnel. L'organisation n'a pas nommé l'employée concernée ni précisé la date exacte du versement. Cette réponse vise à clarifier les conditions de départ de l'employée, sans aborder directement les allégations de favoritisme ou de relation intime.
Gianni Infantino, candidat à sa réélection en mars 2027, traverse une crise depuis fin juillet 2026, après avoir proposé puis abandonné un projet controversé d'ouverture de la FIFA à des investisseurs privés. Ce projet avait suscité de vives critiques, notamment de la part de l'UEFA, qui a menacé de boycotter les Coupes du monde si le projet n'était pas retiré. La crise s'est aggravée avec la demande de démission de Infantino formulée par la Fédération norvégienne de football, représentée par sa présidente Lise Klaveness.
Dans son communiqué, la FIFA réaffirme que Gianni Infantino a été élu démocratiquement par les associations membres et qu'il exerce ses fonctions légalement. L'organisation déclare qu'elle ne tolérera aucun processus électoral contraire à ses statuts ou à ses règles de gouvernance. Elle insiste sur le fait que les critiques légitimes sont bienvenues, mais que les déformations de faits ou les allégations non étayées ne doivent pas servir à entraver les progrès de l'institution. La FIFA se présente comme une organisation transparente et respectueuse des procédures démocratiques.

