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Une ex-reine de beauté veut porter plainte contre Donald Trump : "Il s'est jeté sur moi comme une bête sauvage"

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 24 j

Une Suissesse de 55 ans, Béatrice Keul, accuse Donald Trump de l'avoir agressée sexuellement en 1993, à New York. Elle compte porter plainte prochainement grâce à un dispositif juridique exceptionnel concernant les crimes sexuels prescrits..

Accusation d'agression

En 1993, Béatrice Keul, une Suissesse de 22 ans et finaliste des concours de Miss Suisse et Miss Europe, accuse Donald Trump de l'avoir agressée sexuellement à New York. Elle décrit l'incident comme une attaque violente où Trump, selon ses mots, s'est comporté comme une bête sauvage, ne tenant compte que de son propre plaisir. Keul affirme avoir crié et prié pendant l'agression, avant de parvenir à se dégager. L'événement s'est produit dans une suite de l'hôtel Plaza, où Trump séjournait lors d'une soirée organisée pour un concours de beauté. Elle précise que Trump lui a ensuite proposé un accord sous la menace, ce qu'elle a accepté par peur.

Contexte de la rencontre

Béatrice Keul a été invitée par Donald Trump à participer au Donald J. Trump american dream beauty pageant, un concours de beauté organisé à New York en 1993. À l'époque, elle travaillait comme employée de banque et considérait les concours de beauté comme un simple hobby. La soirée se déroulait dans la salle de bal de l'hôtel Plaza, un lieu prestigieux de New York, en présence d'une soixantaine de reines de beauté. Trump, décrit comme le roi de New York à cette époque, s'est immédiatement intéressé à elle, ce qui a suscité des jalousies parmi les autres participantes.

Rencontre avec Epstein

Lors de la même soirée, Béatrice Keul rencontre Jeffrey Epstein, présenté comme le meilleur ami de Donald Trump. Elle décrit Epstein comme un homme insistant, curieux et inquiétant, qui lui pose des questions personnelles et se vante de ses relations avec des milliardaires et des membres de la royauté. Epstein l'invite à des fêtes chez lui ou à Mar-a-Lago, la propriété de Trump en Floride. Keul, méfiante, écourte la conversation et quitte la soirée rapidement. Elle se souvient d'une phrase récurrente d'Epstein : Je vais m'occuper de toi, je m'occupe de tout, qu'elle interprète comme une tentative de contrôle ou de manipulation.

Menace et silence

Après l'agression, Donald Trump propose à Béatrice Keul un accord sous la menace, l'avertissant des conséquences si elle révèle ce qui s'est passé. Saisie par la peur, elle accepte ce compromis sans en connaître les détails. Cette situation illustre une dynamique fréquente dans les affaires d'agressions sexuelles, où les victimes peuvent se taire par crainte des représailles ou par manque de soutien juridique. Keul garde le silence pendant des décennies, jusqu'en 2024, où elle accorde une interview au journal américain The Daily Beast, devenant ainsi la 28e victime de Trump selon un mouvement de dénonciation collectif, #28womenagainstTrump.

Ce que ça pourrait changer

En 2026, Béatrice Keul annonce son intention de porter plainte contre Donald Trump pour l'agression de 1993. Elle s'appuie sur un dispositif juridique exceptionnel concernant les crimes sexuels prescrits, qui permet de rouvrir des affaires même après de nombreuses années. Ce mécanisme vise à donner une voix aux victimes dont les traumatismes les ont empêchées de parler plus tôt. Keul, désormais âgée de 55 ans, cherche ainsi à obtenir justice et à faire reconnaître les faits, malgré le temps écoulé. Son témoignage s'inscrit dans un contexte plus large de révélations sur les comportements de Trump envers les femmes.

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