Le fils du président ougandais Museveni, futur candidat d’une présidentielle déjà verrouillée
Le chef d’état-major Muhoozi Kainerugaba, qui n’est autre que le fils du président ougandais, Yoweri Museveni, au pouvoir depuis quarante ans, a annoncé mardi 25 août son intention de se présenter à l’élection présidentielle, en 2031. Pour le média burkinabè “Wakat Séra”, ce candidat semble en bonne voie pour perpétuer la dynastie Museveni, sans l’avis des électeurs..
En Ouganda, le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 40 ans, prépare une succession dynastique. Son fils, Muhoozi Kainerugaba, actuel chef d'état-major de l'armée et leader d'un groupe influent appelé la Ligue patriotique d'Ouganda (PLU), a annoncé en août 2026 son intention de se présenter à l'élection présidentielle de 2031. Bien que Yoweri Museveni, âgé de 81 ans, n'ait pas encore officiellement confirmé sa candidature pour un huitième mandat, il n'a pas non plus désavoué les ambitions de son fils. Cette situation soulève des questions sur la pérennité du pouvoir au sein de la famille Museveni, transformant ainsi la politique ougandaise en une affaire de dynastie familiale plutôt que de choix démocratique.
Les élections en Ouganda sont régulièrement marquées par des violences et une répression systématique de l'opposition. Lors de la dernière présidentielle de janvier 2026, Yoweri Museveni a été réélu avec 71,65 % des voix, face à son principal adversaire, Bobi Wine, qui n'a obtenu que 24,72 % des suffrages. L'opposition, représentée par Bobi Wine, dénonce des fraudes électorales massives et une censure systématique, notamment par le blocage d'Internet avant les scrutins. Bobi Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi Ssentamu, est aujourd'hui en exil en raison des menaces pesant sur lui. Ces pratiques illustrent un verrouillage du jeu politique, où les élections ne reflètent pas la volonté réelle des électeurs.
Muhoozi Kainerugaba, fils de Yoweri Museveni, est une figure controversée en Ouganda. En tant que chef d'état-major de l'armée, il joue un rôle central dans la répression des opposants. Il a déjà tenté de se présenter à la présidentielle de 2026, avant de se retirer pour soutenir son père. Il affirme aujourd'hui avoir la bénédiction de ce dernier pour 2031 et promet de remporter l'élection avec 90 % des voix, évoquant même une victoire « par la grâce de Dieu ». Son parcours et ses déclarations soulèvent des inquiétudes quant à l'évolution du régime, déjà connu pour son autoritarisme et ses méthodes répressives.
L'Ouganda, dirigé depuis des décennies par Yoweri Museveni, incarne un modèle de **pouvoir patrimonial**, où la politique semble devenir l'apanage d'une famille. En 2031, si Muhoozi Kainerugaba se présente, il pourrait perpétuer ce système, avec le soutien de son père et des institutions contrôlées par le régime. Les opposants comme Bobi Wine, toujours en exil, n'ont plus de voix au sein du pays. Par ailleurs, les **coupures d'Internet** avant les élections et les **tribunaux militaires** jugant des civils illustrent une **dérive autoritaire**. Dans ce contexte, l'alternance démocratique semble de plus en plus improbable, laissant présager une continuité du pouvoir Museveni sous une forme ou une autre.

