NapseflowNapseflow
Sciences

En Australie, la colonisation aurait contribué à l’augmentation des feux de forêt extrêmes

Trust My Science · mis à jour il y a 7 j

Les changements dans l’utilisation des terres consécutifs à la colonisation de l’Australie par les Britanniques auraient amplifié les feux de forêt sur le continent, selon une étude. Alors que les terres auraient, avant cette période, été entretenues par les Autochtones à l’aide de pratiques régulières de brûlage de manière à prévenir les grands incendies, ces […] Cet article En Australie, la colonisation aurait contribué à l’augmentation des feux de forêt extrêmes est apparu en premier sur Trust My Science..

Colonisation et feux extrêmes

Une étude récente suggère que la colonisation européenne en Australie, débutée à la fin du XVIIIe siècle, a joué un rôle dans l’augmentation des feux de forêt extrêmes observés aujourd’hui. Les chercheurs expliquent que les pratiques des colons, comme le défrichage intensif, l’introduction d’espèces végétales non natives ou encore la modification des cycles de brûlage contrôlé par les populations autochtones, ont perturbé les écosystèmes locaux. Ces changements ont rendu les forêts plus vulnérables aux incendies de grande ampleur, notamment en réduisant la diversité des plantes et en accumulant des matières végétales inflammables. L’Australie est régulièrement frappée par des mégafeux, comme ceux de 2019-2020 qui avaient ravagé plus de 18 millions d’hectares, causant des dégâts écologiques et humains considérables.

Rôle des pratiques autochtones

Avant l’arrivée des colons, les populations aborigènes d’Australie utilisaient des techniques de brûlage contrôlé pour gérer les terres. Ces feux, de faible intensité et fréquents, permettaient de limiter l’accumulation de végétation sèche et de favoriser la régénération des écosystèmes. Les colons ont progressivement abandonné ces pratiques, remplaçant les savoirs traditionnels par des méthodes agricoles et pastorales intensives. Cette rupture a conduit à une augmentation de la biomasse inflammable dans les forêts, augmentant ainsi le risque d’incendies incontrôlables. Les chercheurs soulignent que la restauration de ces techniques pourrait contribuer à réduire la fréquence des mégafeux.

Impact du changement climatique

Le changement climatique aggrave la situation en Australie, avec des températures en hausse et des périodes de sécheresse prolongées. Ces conditions favorisent l’émergence de feux de forêt plus intenses et plus difficiles à maîtriser. Les scientifiques estiment que la combinaison de ces facteurs climatiques et des perturbations écologiques liées à la colonisation crée un effet cocktail dangereux. Par exemple, les températures moyennes en Australie ont augmenté d’environ 1,4 °C depuis 1910, et les projections indiquent une intensification des vagues de chaleur et des sécheresses dans les décennies à venir.

Preuves scientifiques et études

Les chercheurs s’appuient sur des analyses paléoenvironnementales et des modèles climatiques pour établir un lien entre la colonisation et l’augmentation des feux extrêmes. Une étude publiée en 2026 a notamment comparé des carottes sédimentaires prélevées dans des zones forestières, révélant une augmentation significative des résidus de combustion depuis l’arrivée des Européens. Ces données confirment que les feux sont devenus plus fréquents et plus intenses après 1788, année marquant le début de la colonisation britannique. Les auteurs de l’étude appellent à une meilleure prise en compte des savoirs autochtones dans la gestion actuelle des forêts.

Ce que ça pourrait changer

Face à cette problématique, des experts proposent de réintroduire des pratiques de brûlage contrôlé inspirées des techniques autochtones, tout en intégrant des stratégies modernes de surveillance et de prévention. Des programmes pilotes sont déjà en cours dans certaines régions d’Australie, comme en Nouvelle-Galles du Sud, où des équipes collaborent avec des communautés aborigènes pour restaurer ces méthodes. L’objectif est de réduire la quantité de végétation inflammable tout en préservant la biodiversité. Ces initiatives pourraient aussi contribuer à atténuer les effets du changement climatique sur les écosystèmes forestiers.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.