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Parc éolien : la prolongation du permis ne peut être systématiquement soustraite à la participation du public

LexisVeille · mis à jour il y a 20 j

Parc éolien : la prolongation du permis ne peut être systématiquement soustraite à la participation du public Droit européen Urbanisme et environnement Environnement.

Prolongation de permis éolien

Une prolongation de dix ans du permis d’exploitation d’un parc éolien est considérée comme une mise à jour des conditions dans lesquelles l’activité est exercée. Cela signifie que cette prolongation modifie les règles initiales du projet, comme la durée d’exploitation ou les contraintes environnementales associées. Dans ce contexte, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt le 24 septembre 2026 pour clarifier si cette prolongation doit obligatoirement faire l’objet d’une consultation du public. La CJUE est une institution de l’Union européenne (UE) qui interprète le droit européen et veille à son application uniforme dans les États membres. Cet arrêt s’inscrit dans le cadre d’un débat plus large sur la transparence et la participation citoyenne dans les décisions environnementales.

Convention d’Aarhus

La convention d’Aarhus est un accord international signé en 1998 qui garantit le droit d’accès à l’information, à la participation du public et à l’accès à la justice en matière d’environnement. Elle a été ratifiée par l’UE et ses États membres, ce qui signifie que ces derniers doivent respecter ses principes dans leurs législations nationales. Dans cet arrêt, la CJUE rappelle que la convention s’applique aux décisions modifiant les conditions d’exploitation d’un parc éolien, comme une prolongation de permis. Cela implique que le public doit pouvoir participer aux décisions susceptibles d’avoir un impact sur l’environnement, sauf exceptions strictement encadrées. La convention vise à renforcer la démocratie environnementale en impliquant les citoyens dans les choix qui les concernent.

Exclusion systématique interdite

La CJUE a jugé qu’une réglementation nationale ne peut pas exclure de manière systématique la participation du public pour toutes les décisions de prolongation de permis éolien. Cela signifie qu’un État membre ne peut pas adopter une loi ou une règle qui interdirait automatiquement la consultation des citoyens pour ce type de décision, sans tenir compte des spécificités du projet. L’arrêt précise que chaque cas doit être examiné individuellement par le juge national pour déterminer si la participation du public est nécessaire. Cette décision renforce le principe selon lequel la transparence et l’implication des citoyens sont essentielles dans les projets environnementaux, même pour des modifications comme une prolongation de permis.

Ce que ça pourrait changer

Dans cet arrêt, la CJUE rappelle que c’est au juge national, c’est-à-dire le tribunal compétent d’un État membre de l’UE, d’évaluer si la participation du public est requise pour une prolongation de permis éolien. Le juge doit examiner les circonstances particulières du projet et décider si une consultation publique est nécessaire pour garantir le respect des principes de la convention d’Aarhus. Cette décision souligne l’importance de l’indépendance de la justice dans l’application du droit environnemental européen. Elle permet aussi d’éviter que des règles nationales trop rigides ne privent les citoyens de leur droit à être consultés sur des projets ayant un impact sur leur environnement.

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