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Un citoyen de l'Union Européenne sur dix ne peut pas se payer de loisirs et 8,5% n'ont pas les moyens d'acheter de la viande

Science & Vie · mis à jour il y a 8 h

Eurostat a publié le 7 octobre 2026 les indicateurs de privation matérielle dans l’Union européenne pour 2025. Les écarts entre États membres atteignent un facteur sept sur l’accès aux loisirs.

Privation en Europe

En 2025, 12,1 % des citoyens de l’Union européenne (UE) ne peuvent pas se payer une activité de loisir régulière, selon les données publiées par Eurostat le 7 octobre 2026. Cette enquête annuelle mesure les revenus et les conditions d’existence dans les 27 États membres. Par ailleurs, 8,5 % des Européens n’ont pas les moyens de s’offrir un repas complet un jour sur deux. Ces chiffres illustrent des disparités marquées entre les pays. Par exemple, Chypre affiche le taux le plus bas pour l’accès à la viande (1,2 %), tandis que la Roumanie atteint 18,1 %. Ces écarts s’expliquent en partie par les différences de niveau de vie et de pauvreté. En effet, 19,4 % des personnes sous le seuil de pauvreté en UE sont privées de repas complet, contre 6,4 % au-dessus de ce seuil. Les pays d’Europe de l’Est, comme la Slovaquie (39,8 %), la Bulgarie (37,7 %) ou la Hongrie (37,3 %), sont les plus touchés.

Accès aux loisirs

L’accès aux loisirs reste inégal en Europe, avec 12,1 % des citoyens incapables de participer à une activité régulière en 2025. Ce taux varie fortement selon les pays : la Croatie affiche le taux le plus bas (3,9 %), tandis que la Grèce culmine à 27,3 %. Cette différence représente un facteur sept entre les extrêmes, révélant des réalités sociales opposées au sein de l’UE. Les pays du sud et de l’est de l’Europe sont systématiquement plus touchés. Par exemple, la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie figurent parmi les pays où les privations sont les plus élevées. À l’inverse, les pays nordiques et certains États de l’ouest, comme le Luxembourg (10,6 % pour les vacances) ou la Finlande (0,1 % pour l’accès à internet), maintiennent des niveaux très bas. Ces écarts soulignent l’absence de convergence économique malgré la croissance globale.

Accès à internet

En 2025, seulement 2,0 % des Européens ne peuvent pas se payer un accès domestique à internet, selon Eurostat. Ce chiffre reste faible comparé à d’autres indicateurs, mais cache des disparités importantes. La Finlande affiche le taux le plus bas (0,1 %), tandis que la Roumanie atteint 6,2 %, soit le pire score de l’UE. L’accès à internet est un enjeu clé pour l’inclusion sociale et professionnelle, car il permet de participer à la vie économique, éducative et culturelle. Les pays d’Europe de l’Est, comme la Roumanie, la Bulgarie ou la Hongrie, sont les plus touchés par cette privation. À l’inverse, les pays nordiques et certains États de l’ouest, comme les Pays-Bas ou le Danemark, affichent des taux quasi nuls.

Vacances et congés

En 2025, 27,5 % des Européens ne peuvent pas s’offrir une semaine de vacances hors de leur domicile. Ce chiffre masque des écarts considérables entre les pays. Le Luxembourg affiche le taux le plus bas (10,6 %), tandis que la Roumanie atteint 61,4 %, soit plus de six Roumains sur dix qui renoncent chaque année à partir en vacances. Ces différences reflètent les inégalités économiques persistantes au sein de l’UE. Les pays du sud et de l’est, comme la Grèce, la Bulgarie ou la Slovaquie, sont particulièrement touchés. À l’inverse, les pays nordiques et certains États de l’ouest, comme l’Irlande ou le Portugal (5,1 % chacun), limitent ces privations. Ces écarts montrent que la croissance économique n’a pas suffi à réduire les inégalités entre les États membres.

Ce que ça pourrait changer

Entre 2023 et 2024, une légère amélioration avait été observée pour l’accès à une alimentation suffisante, avec un recul de 1 point (de 9,5 % à 8,5 %). Cependant, en 2025, cette tendance ne s’est pas poursuivie, et les chiffres stagnent. Eurostat souligne que ces **planchers** seront difficiles à franchir sans **interventions ciblées**. Les pays les plus touchés, comme la Roumanie, la Slovaquie ou la Bulgarie, nécessitent des politiques spécifiques pour réduire ces inégalités. La publication « *Key figures on European living conditions* » met en lumière l’urgence d’agir, car les écarts géographiques persistent malgré la croissance économique globale. Les États membres doivent donc renforcer leurs efforts pour garantir un accès équitable aux loisirs, à l’alimentation et aux vacances.

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