Robots humanoïdes : leurs « cerveaux » pourraient connaître leur « moment ChatGPT » d’ici fin 2027
Les « cerveaux » des robots humanoïdes pourraient connaître un point d’inflexion technologique comparable au « moment ChatGPT » d’ici la fin de 2027, selon le président de la start-up chinoise ACE Robotics. Ce progrès serait notamment porté par les avancées des modèles d’IA mondiaux et par la collecte de données environnementales issues d’expériences réelles.
D’ici la fin de l’année 2027, les robots humanoïdes pourraient connaître une avancée majeure comparable au « moment ChatGPT » de 2022. Cette expression désigne un tournant technologique où une innovation devient soudainement accessible, performante et largement adoptée. Dans ce cas, il s’agit de l’amélioration des « cerveaux » artificiels de ces robots, c’est-à-dire de leur système d’intelligence artificielle (IA) capable de traiter des informations complexes. Les robots humanoïdes sont des machines conçues pour ressembler et se comporter comme des humains, avec des membres articulés et une apparence proche de celle d’une personne. Leur « cerveau » désigne ici l’ensemble des algorithmes et des modèles d’IA qui leur permettent de comprendre leur environnement, de prendre des décisions et d’interagir avec les humains. Cette évolution pourrait rendre ces robots plus autonomes et polyvalents, notamment pour des tâches domestiques, industrielles ou médicales.
L’IA joue un rôle central dans cette progression. Elle permet aux robots humanoïdes d’analyser des données en temps réel, d’apprendre de leurs expériences et de s’adapter à des situations imprévues. Par exemple, un robot pourrait reconnaître un objet, comprendre une consigne orale et effectuer une action précise, comme ranger un objet ou aider une personne âgée. Jusqu’à présent, ces capacités étaient limitées par la puissance des processeurs et la complexité des algorithmes. Cependant, des avancées récentes en deep learning (un type d’IA inspiré du fonctionnement du cerveau humain) et en puissance de calcul permettent d’envisager une amélioration significative d’ici 2027. Les chercheurs estiment que ces progrès pourraient rendre les robots humanoïdes plus fiables et moins dépendants des humains pour leur fonctionnement.
Les applications potentielles de ces robots humanoïdes améliorés sont nombreuses et variées. Dans le domaine médical, ils pourraient assister les chirurgiens en salle d’opération ou aider à la rééducation des patients. Dans l’industrie, ils pourraient effectuer des tâches répétitives ou dangereuses, comme la manipulation de produits chimiques. À la maison, ils pourraient accomplir des tâches ménagères, comme le nettoyage ou la préparation de repas. Leur capacité à interagir naturellement avec les humains, grâce à des voix synthétiques avancées et à des expressions faciales, les rendrait plus acceptables socialement. Cependant, ces applications dépendront de la capacité des robots à fonctionner de manière sûre et éthique dans des environnements partagés avec les humains.
Malgré les progrès annoncés, plusieurs défis technologiques restent à relever avant que ces robots ne deviennent une réalité courante. L’un des principaux obstacles est la consommation énergétique. Les systèmes d’IA actuels, même optimisés, nécessitent une puissance de calcul importante, ce qui limite leur autonomie. Les chercheurs travaillent sur des solutions pour réduire cette consommation, comme l’utilisation de puces spécialisées ou de réseaux de neurones plus efficaces. Un autre défi est la sécurité : les robots humanoïdes devront être conçus pour éviter tout comportement imprévisible ou dangereux. Enfin, des questions éthiques et juridiques se posent, notamment sur la responsabilité en cas d’erreur ou de dommage causé par un robot.
Plusieurs acteurs majeurs investissent dans le développement des robots humanoïdes. Des entreprises comme *Boston Dynamics*, connue pour ses robots agiles comme *Atlas*, ou *Tesla* avec son projet *Optimus*, sont en première ligne. Des laboratoires de recherche, comme ceux de l’*Institut de robotique de l’École polytechnique fédérale de Lausanne* (EPFL) en Suisse, contribuent également à ces avancées. Les gouvernements et les agences de financement, comme la *Commission européenne* ou la *DARPA* (agence américaine de recherche avancée), soutiennent ces projets via des subventions et des programmes dédiés. Ces collaborations entre acteurs publics et privés accélèrent les innovations et pourraient rendre les robots humanoïdes plus accessibles d’ici 2027.

