NapseflowNapseflow
Culture

Umberto Eco, un intellectuel hors limites 3/5 : Le choix des mots

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 12 j

Umberto Eco évoque son rapport au travail, son écriture et son goût pour la traduction. Du "Nom de la rose" à "L’Île du jour d’avant", il montre comment les mots, l’espace, le temps et les souvenirs personnels nourrissent son œuvre..

Umberto Eco polyvalent

Umberto Eco, écrivain et sémiologue italien renommé, évoque dans cet épisode de la série À voix nue son rapport frénétique au travail. Il explique cette capacité à mener plusieurs activités simultanément par son héritage culturel latin, qu’il qualifie de polychronique. Ce terme désigne une culture où le temps est perçu de manière flexible, permettant de jongler avec plusieurs tâches sans les hiérarchiser strictement. Pour Eco, cette approche reflète une liberté dans le choix des activités, qu’il considère comme une caractéristique de sa latinité. Cette réflexion s’inscrit dans une série d’entretiens menés par Francesca Piolot, diffusée sur France Culture en août 2026.

L’Île du jour d’avant

Dans L’Île du jour d’avant, roman publié en 1994, Umberto Eco explore l’impossibilité pour son protagoniste de combler un désir insatiable. Pour construire cette intrigue, il s’appuie sur une réflexion approfondie autour de deux axes : l’espace et le temps. Le récit se déroule au XVIIe siècle, une époque où les notions de navigation et de cartographie étaient en pleine évolution. Eco souligne que, contrairement à un poème où les mots structurent le sens, dans un roman, ce sont les événements qui décident de l’emploi des mots. Cela signifie que le choix des termes est guidé par la logique narrative et les actions des personnages, et non l’inverse. Cette approche illustre son attention méticuleuse à la construction littéraire.

Traduction et âme

Umberto Eco accorde une grande importance à la traduction de ses œuvres, qu’il considère comme une expérience enrichissante. Pour lui, chaque nouvelle traduction d’un de ses livres apporte un enrichissement d’âme au texte original. Cette idée reflète sa vision de la traduction comme un processus dynamique, où l’œuvre s’adapte aux lecteurs et aux cultures, tout en conservant son essence. Eco apprécie cette transformation, car elle permet à son travail de voyager au-delà des frontières linguistiques et de toucher des publics variés. Cette réflexion s’inscrit dans une démarche où le langage devient un pont entre les individus et les époques.

Ce que ça pourrait changer

Umberto Eco révèle que certains éléments de ses romans puisent dans des souvenirs personnels insoupçonnés. Par exemple, la scène finale du *Nom de la rose*, où l’abbaye prend feu, s’inspire de son enfance. Il explique cette inspiration par le fait qu’il a grandi dans le même immeuble que le capitaine des pompiers de sa ville, ce qui a ancré une *position presque centrale* du feu dans ses peurs et ses récits. Cette anecdote illustre sa conviction que *la véritable autobiographie va se cacher dans un coin insoupçonnable*, c’est-à-dire que les détails les plus personnels émergent souvent de manière indirecte dans une œuvre littéraire.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.