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Culture

En Albanie, les étudiants ont rejoint le mouvement de contestation contre le pouvoir

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 15 j

La France n'est pas le seul pays d'Europe secoué en ce moment par des manifestations. Reportage dans cette édition en Albanie, où des étudiants ont rejoint le mouvement, ainsi qu'en Italie où les autorités durcissent leur réponse..

Mouvement étudiant en Albanie

En Albanie, un mouvement de contestation contre le pouvoir s'est intensifié depuis fin mai 2026, avec l'implication récente des étudiants. Initialement lancé contre un projet de complexe touristique lié à la famille de l'ancien président américain Donald Trump, le mouvement s'est élargi pour dénoncer la corruption présumée du Premier ministre albanais Edi Rama. Ce dernier est accusé de liens avec le crime organisé. Les étudiants rejoignent la mobilisation pour critiquer également leurs conditions d'études jugées précaires. Le Premier ministre, de son côté, qualifie ces manifestations de chaos et évoque des affrontements quotidiens avec la police. La situation s'est durcie depuis une semaine, avec des manifestations de grande ampleur dans le pays.

Revendications et tensions

Les manifestants albanais réclament le départ du Premier ministre Edi Rama, qu'ils accusent de corruption et de mauvaise gestion du pays. Les tensions sont particulièrement vives dans la capitale, Tirana, où des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont été signalés. Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a condamné les actes de violence survenus en Albanie et dans d'autres pays européens ces derniers jours. Les étudiants, en se joignant au mouvement, ont renforcé la pression sur le gouvernement, qui répond en qualifiant les manifestations de désordres organisés. La mobilisation s'inscrit dans un contexte de mécontentement généralisé contre les conditions de vie et la gouvernance du pays.

Contexte européen

L'Albanie n'est pas le seul pays européen touché par des mouvements de protestation en octobre 2026. La Belgique, le Portugal et l'Italie connaissent également des manifestations de grande ampleur. En Italie, la Première ministre d'extrême droite Giorgia Meloni a adopté des mesures strictes, comme le déploiement de 500 militaires à Milan pour faire face à des pillages dans le centre-ville. D'autres dispositions visent les mineurs accusés de participer aux saccages ainsi que leurs parents. Ces événements illustrent une vague de contestation sociale qui traverse plusieurs pays européens, avec des réponses gouvernementales variables selon les contextes politiques et sociaux.

Crise en Guadeloupe

En parallèle des tensions en Albanie et en Italie, la Guadeloupe est également touchée par une colère sociale. Les manifestants dénoncent principalement le coût élevé de la vie sur l'île. Cette situation s'ajoute à la liste des crises qui secouent les territoires français d'outre-mer, où les revendications économiques et sociales s'expriment avec force. Les autorités locales et nationales sont confrontées à des défis majeurs pour répondre à ces mécontentements, dans un contexte économique déjà fragile pour de nombreux habitants.

Ce que ça pourrait changer

Parallèlement aux crises internes en Europe, des négociations internationales se poursuivent pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. Une rencontre est prévue le 21 octobre 2026 entre l'émissaire américain Steve Witkoff, Vladimir Poutine (président de la Russie) et des représentants ukrainiens. L'objectif est d'explorer des pistes pour une résolution du conflit, déclenché par la Russie en 2022. Ces discussions s'inscrivent dans un contexte géopolitique tendu, où les enjeux de paix et de stabilité en Europe de l'Est restent centraux pour la communauté internationale.

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