« On ne fait aucune confiance au gouvernement. On les connaît… » : au rassemblement pour la loi intégrale contre les violences sexuelles
Alors que la proposition de loi arrive à l’Assemblée, la mobilisation se poursuit. Féministes, manifestants, et plusieurs candidats à la présidentielle, étaient réunis ce lundi 7 septembre place Vendôme, à Paris..
Le 7 septembre à Paris, place Vendôme, devant le ministère de la Justice, s’est tenue une manifestation contre les violences sexuelles. Organisée après la pause estivale, elle a rassemblé un peu plus de participants que celle de fin juin, marquée par la canicule. Ce rassemblement hebdomadaire, porté par des associations féministes, a pour objectif de maintenir la pression sur les pouvoirs publics. Le slogan « On ne lâchera rien ! » illustre la détermination des manifestants à poursuivre leur mobilisation jusqu’à l’adoption d’une loi intégrale contre les violences sexuelles. La place Vendôme, située dans le 1er arrondissement de Paris, est un lieu symbolique, car elle abrite le ministère de la Justice, institution centrale dans l’élaboration et l’application des lois.
La loi intégrale contre les violences sexuelles, réclamée par le mouvement populaire depuis le 26 mai, est examinée en commission parlementaire à partir du 7 septembre. Elle sera ensuite débattue en séance plénière au début du mois d’octobre à l’Assemblée nationale, chambre basse du Parlement français. Cette loi vise à renforcer la protection des victimes et à améliorer la réponse judiciaire face aux violences sexuelles. Elle comprend 69 articles, chacun devant être voté séparément avant son adoption définitive. Le terme loi intégrale signifie qu’elle aborde le sujet de manière globale, en couvrant plusieurs aspects (prévention, protection, sanctions, etc.) plutôt que de se limiter à une seule mesure. Le 26 mai fait référence à la mort de Lyhanna, une enfant dont le cas a déclenché une vague de mobilisation citoyenne.
Les associations féministes, comme la Fondation des Femmes, jouent un rôle central dans l’organisation de ce mouvement et la pression exercée sur le gouvernement. Anne-Cécile Mailfert, fondatrice de la Fondation des Femmes, souligne que la loi est enfin examinée grâce à la mobilisation du mois de juin. Elle précise que la lutte ne s’arrêtera pas après le vote de la loi, mais se poursuivra jusqu’à l’adoption définitive de chacun des 69 articles. Ces associations agissent comme des groupes de pression, en alertant l’opinion publique et en interpellant les décideurs politiques. Leur objectif est d’obtenir des avancées législatives significatives pour mieux protéger les victimes de violences sexuelles.
La mobilisation s’inscrit dans un contexte politique où les associations féministes estiment que le gouvernement n’a pas suffisamment agi pour lutter contre les violences sexuelles. Le slogan « On ne fait aucune confiance au gouvernement. On les connaît… » reflète cette méfiance, en critiquant l’inaction ou les retards dans la mise en place de mesures protectrices. Le mouvement, né après la mort de Lyhanna, a permis de maintenir une pression constante sur les institutions pour que la loi soit enfin examinée. La place Vendôme, lieu de la manifestation, est également un symbole de l’autorité judiciaire, ce qui renforce le message des manifestants : ils veulent que la justice soit plus efficace et plus protectrice.

