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La Coupe du monde la plus controversée à ce jour?

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 18 j

La relation entre Donald Trump et le président de la FIFA a notamment marqué le tournoi..

Tournoi le plus controversé

La Coupe du monde de football 2026, organisée au Canada, au Mexique et aux États-Unis, est considérée comme l’une des éditions les plus controversées de l’histoire de la compétition. Selon Alan McDougall, professeur d’histoire à l’université de Guelph, les polémiques politiques et d’arbitrage ont été plus nombreuses et plus intenses que lors des éditions précédentes. Ces débats ont éclipsé les moments forts du tournoi, alimentant une défiance croissante des supporters envers la FIFA, l’instance dirigeante du football mondial, souvent critiquée pour sa corruption historique. Parmi les acteurs centraux, Gianni Infantino, président de la FIFA, a été au cœur de plusieurs controverses, notamment pour sa relation étroite avec Donald Trump, président des États-Unis, et pour des décisions perçues comme partiales ou motivées par des intérêts politiques ou commerciaux.

Décisions arbitrales contestées

Plusieurs décisions arbitrales ont suscité des frustrations parmi les supporters et les experts. Par exemple, l’annulation du carton rouge infligé à un joueur américain avant un match crucial contre la Belgique a été attribuée à une intervention politique de Donald Trump, selon les observateurs. De plus, l’utilisation du VAR (assistance vidéo à l’arbitrage), un système permettant de revoir les actions litigieuses via des images vidéo, a été critiquée pour son manque de cohérence. Certains supporters ont même créé le terme VARgentina sur les réseaux sociaux, suggérant que l’Argentine, championne en titre, bénéficierait davantage des décisions du VAR. Christina Unkel, ancienne arbitre de la FIFA, a souligné que la confiance des supporters dans l’intégrité des matchs est aujourd’hui très érodée, un phénomène sans précédent selon elle.

Pauses commerciales controversées

Un changement majeur introduit lors de cette Coupe du monde est l’ajout de pauses d’hydratation de trois minutes au milieu de chaque mi-temps. La FIFA justifie cette mesure par la nécessité de protéger les joueurs contre les températures élevées, mais de nombreux observateurs, comme Alan Koch, entraîneur professionnel, y voient une décision motivée par des raisons commerciales. Koch explique que ces pauses transforment le football en un sport à quatre périodes au lieu de deux, modifiant ainsi la structure et le rythme du jeu. Les équipes qui s’adaptent le mieux à ces interruptions obtiennent de meilleurs résultats, ce qui soulève des questions sur l’équité sportive. La FIFA a indiqué qu’elle analyserait l’impact de ces pauses après le tournoi.

Prix des billets et inégalités

Le coût des billets pour assister aux matchs a également été une source de polémique. Les prix ont été jugés exorbitants par de nombreux supporters, certains estimant qu’ils sont comparables à ceux d’autres grands événements sportifs américains. La FIFA a défendu ces tarifs en affirmant que les bénéfices générés contribueraient au développement du football à l’échelle internationale. Cependant, cette justification n’a pas convaincu tout le monde, d’autant que des interdictions de voyage aux États-Unis ont empêché certains supporters et joueurs d’assister aux matchs, ajoutant une dimension supplémentaire aux frustrations.

Contexte politique tendu

La relation entre Gianni Infantino, président de la FIFA, et Donald Trump, président des États-Unis, a été un autre sujet de controverse. Lors de la cérémonie du tirage au sort en décembre 2025, Infantino a remis à Trump un prix de la paix inédit, une initiative largement critiquée. Plus tard, Trump a réussi à faire annuler un carton rouge infligé à un joueur américain, ce qui a renforcé les soupçons de partialité. Alan McDougall, historien, a qualifié cette situation de précédent dangereux, soulignant que la FIFA semble céder à des pressions politiques. Par ailleurs, Infantino a été hué par les supporters lors de plusieurs matchs en raison de sa présence fréquente, jugée excessive et coûteuse en termes d’empreinte carbone.

Historique des polémiques

Les controverses politiques autour de la Coupe du monde ne sont pas nouvelles. En 1934, Benito Mussolini avait utilisé le tournoi pour promouvoir son régime fasciste italien, tandis qu’en 1978, la dictature militaire argentine avait fait de même. Plus récemment, en 2022, l’organisation de la Coupe du monde au Qatar avait été marquée par des accusations de violations des droits humains. Cette édition 2026 se distingue par l’ampleur des débats sur les réseaux sociaux, où des mèmes et des publications remettent en cause l’intégrité de presque tous les matchs. Malgré ces polémiques, le tournoi a également offert des moments marquants, comme la qualification historique du Canada pour les huitièmes de finale ou le triplé de Lionel Messi, premier de sa carrière en Coupe du monde.

Ce que ça pourrait changer

Un autre point de critique concerne l’empreinte carbone de Gianni Infantino et de la FIFA. Alan Koch a souligné que la présence du président à chaque match, souvent en avion privé, est non seulement inutile mais aussi dommageable pour l’image de l’organisation. Koch a demandé pourquoi Infantino devait assister à tous les matchs, alors que ses déplacements fréquents génèrent des émissions de CO₂ importantes. La FIFA n’a pas précisé si elle compensait ces émissions, malgré les engagements environnementaux souvent affichés par les grandes organisations sportives. Cette question s’ajoute aux autres controverses, renforçant l’idée que la FIFA peine à concilier ses ambitions sportives et ses responsabilités écologiques.

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