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Droit

« Pour moi, c’était le général de Gaulle » : récit du naufrage complotiste de l’armée de Rémy Daillet

Nouvel Obs : Procès · mis à jour il y a 27 j

Pendant trois semaines, jusqu’au 9 octobre, ils ont comparu aux côtés de leur chef virtuel, Rémy Daillet, pour terrorisme, projet de coup d’Etat et pour l’enlèvement de la petite Mia, 9 ans à l’époque des faits. Retour sur le basculement, au moment du Covid, de ces Français ordinaires..

Procès d'un groupe complotiste

En septembre 2026, au tribunal de Paris, se tient le procès d'un groupe d'extrême droite accusé d'avoir tenté un coup d'État et d'enlèvement en 2020 et 2021. Parmi les prévenus figure Rémy Daillet, 60 ans, décrit comme une figure charismatique avec une silhouette énergique et des lunettes dorées. Il est jugé aux côtés d'une douzaine de membres de son groupe, âgés de 28 à 74 ans. Ces derniers, pour la plupart sans casier judiciaire, affichent une mine déçue, contrastant avec l'assurance de Daillet, isolé dans un box vitré. Leur point commun ? Ils ont tous basculé dans le complotisme pendant la période du Covid-19, perdant leurs repères face à des consignes gouvernementales jugées contradictoires.

Origines du groupe Daillet

Rémy Daillet est présenté comme l'ex-chef d'un groupe composé majoritairement de citoyens ordinaires, sans antécédents judiciaires. Parmi eux, Jérôme, 49 ans, ancien coach sportif et gendarme auxiliaire, explique avoir perdu ses repères en 2020 face à la confusion des consignes sanitaires. Bruno, 65 ans, assistant technique, évoque également une perte de repères dans la société. Leur parcours illustre comment la crise sanitaire a pu fragiliser des individus, les poussant vers des théories complotistes et des projets extrémistes. Le groupe est accusé d'avoir planifié un coup d'État et l'enlèvement d'une fillette, des faits qui ont conduit à leur arrestation et à leur jugement.

Contexte du Covid-19

La période du Covid-19, marquée par des confusions et des consignes gouvernementales perçues comme contradictoires, a joué un rôle central dans la radicalisation du groupe. En 2020, les mesures sanitaires changeaient fréquemment, créant un sentiment d'incertitude et de perte de repères chez une partie de la population. Ce contexte a favorisé l'émergence de théories du complot, selon lesquelles les autorités cacheraient des vérités ou manipuleraient l'information. Pour des individus comme Jérôme ou Bruno, ce brouillage des repères a pu faciliter leur adhésion à des discours extrémistes, menant à des actions radicales comme la préparation d'un coup d'État.

Ce que ça pourrait changer

Les membres du groupe sont jugés pour deux chefs d'accusation principaux : avoir participé à un projet de coup d'État et à l'enlèvement d'une fillette. Ces faits, survenus entre 2020 et 2021, ont conduit à leur arrestation et à leur mise en examen. Leur procès en 2026 met en lumière les dérives d'un mouvement extrémiste né dans un contexte de crise sanitaire et de confusion politique. Les peines encourues et les débats judiciaires autour de leur responsabilité individuelle ou collective restent à déterminer lors de ce procès.

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