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Généraliste

Le Conseil des ministres du PQ sera présenté le 21 octobre

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 6 j

Les députés péquistes de l'Assemblée nationale du Québec seront, quant à eux, assermentés jeudi prochain..

Assermentation des députés

Jeudi prochain, le 15 octobre 2026, les députés du Parti québécois (PQ) seront officiellement assermentés à l'Assemblée nationale du Québec. Cette cérémonie, appelée assermentation, est un rituel où les élus prêtent serment pour entrer en fonction. Les députés des autres partis, comme les libéraux, seront assermentés à des dates ultérieures, notamment le 19 octobre pour les libéraux. L'assermentation est une étape obligatoire pour que les députés puissent siéger et voter à l'Assemblée. Elle marque le début officiel de leur mandat après une élection. Le Conseil des ministres du PQ, qui regroupe les principaux ministres du gouvernement, sera quant à lui présenté le 21 octobre.

Serment d'allégeance

Traditionnellement, les députés devaient prêter serment d'allégeance au roi du Canada, conformément à la Loi constitutionnelle de 1867. Cependant, depuis décembre 2022, une loi québécoise permet aux députés de ne prêter serment qu'au peuple du Québec. Cette loi a été adoptée pour permettre à des députés souverainistes, comme ceux du PQ ou de Québec solidaire, de siéger sans reconnaître l'autorité de la monarchie britannique. Le premier ministre désigné du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a confirmé qu'il ne prêterait pas serment au roi, comme il l'avait fait en 2022. Cette position est désormais contestée devant les tribunaux par le professeur de droit Lawrence David, qui demande le rétablissement de l'obligation de prêter serment au roi. La cause sera entendue entre le 19 octobre et le 9 novembre 2026.

Rôle de la lieutenante-gouverneure

La lieutenante-gouverneure du Québec, Manon Jeannotte, représente officiellement le monarque britannique au Québec. Pendant la campagne électorale, Paul St-Pierre Plamondon avait annoncé qu'elle ne serait « pas la bienvenue » lors du discours d'ouverture de la législature si le PQ remportait les élections. Il avait également promis d'abolir la monarchie au Québec et de rediriger les 1,3 million de dollars alloués à son cabinet vers la lutte contre l'itinérance. Cependant, le PQ a depuis demandé un avis juridique pour vérifier si ces engagements sont réalisables. La gouverneure générale du Canada, Louise Arbour, s'est dite sceptique face à cette initiative. La monarchie au Québec reste donc un sujet de débat politique et juridique.

Ce que ça pourrait changer

Le Québec traverse une période politique marquée par des tensions autour de la monarchie et de l'identité nationale. Le Parti québécois (PQ), parti souverainiste, a remporté les élections de 2026 et forme désormais le gouvernement. Son chef, Paul St-Pierre Plamondon, souhaite renforcer l'autonomie du Québec et réduire les liens avec la monarchie britannique. Cette position s'inscrit dans une dynamique plus large de remise en question des institutions fédérales au Québec. Les prochaines semaines seront cruciales, avec des décisions judiciaires attendues sur le serment d'allégeance et des débats sur le rôle de la monarchie dans la province.

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