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Géopolitique

Pourquoi les Français font (presque) tout mieux que nous, les Britanniques

Courrier International · mis à jour il y a 20 j

Dans l’hebdomadaire britannique conservateur “The Spectator”, Barney Campbell s’amuse des différences entre les deux pays historiquement rivaux, dont “les affrontements titanesques ne manquent pas”. L’auteur délivre plusieurs bons points à la France, des routes au vin en cubi en passant par la vastitude des campagnes, mais ne se prive pas de l’égratigner avec ironie..

Infrastructures routières

L'auteur compare les infrastructures routières de la France et du Royaume-Uni, soulignant une nette supériorité française. Les routes françaises sont décrites comme exemptes de nids-de-poule, contrairement aux autoroutes britanniques souvent comparées à des « taudis accrochés à un chalutier rouillé ». Les aires de services françaises, comme celles de l'autoroute A1, sont présentées comme modernes et bien équipées, avec des stations-service spacieuses et fonctionnelles. À l'inverse, des infrastructures britanniques comme l'aire de Bridgwater sur la M5 sont critiquées pour leur vétusté, illustrant selon l'auteur un retard chronique dans les investissements publics au Royaume-Uni. Les péages automatiques français sont cités comme un modèle d'équité fiscale, où l'usager paie directement pour un service de qualité, contrairement à des projets britanniques comme la ligne à grande vitesse HS2 ou la rénovation du Hammersmith Bridge, souvent retardés ou abandonnés.

Superficie et densité

La France est présentée comme un pays bien plus vaste que le Royaume-Uni, avec une superficie métropolitaine d'environ 543 000 km² contre 244 000 km² pour le Royaume-Uni. Malgré une population similaire (environ 69 millions d'habitants pour les deux pays), la densité de population française est bien moindre : 122 habitants au km² en France hexagonale contre 285 au km² au Royaume-Uni. Cette différence explique pourquoi les paysages français, notamment les campagnes, les champs et les forêts, semblent plus vastes et moins densément peuplés. L'auteur évoque un sentiment d'espace et de liberté plus marqué en France, avec des ciels et des horizons perçus comme plus grands. Cette caractéristique géographique influence également la perception des infrastructures comme les éoliennes, jugées moins intrusives en France qu'au Royaume-Uni, où elles sont souvent critiquées pour leur impact visuel.

Services et commodités

L'auteur met en avant plusieurs aspects pratiques où la France semble surpasser le Royaume-Uni. Les feux de circulation français sont équipés d'un compte à rebours avant le passage au vert, réduisant l'attente et l'agacement des automobilistes. Les supermarchés français, même de petite taille, offrent une gamme de produits plus large et plus abordable, notamment le vin en cubi, considéré comme délicieux et peu coûteux. L'auteur souligne également la politesse des échanges quotidiens en France, avec l'usage systématique du vous (forme de politesse) et une attention particulière portée aux infrastructures locales dans les villages, perçue comme plus sérieuse qu'au Royaume-Uni. Ces éléments contribuent à une expérience de consommation et de vie quotidienne jugée plus agréable.

Défauts français

Malgré ses qualités, la France présente plusieurs défauts selon l'auteur. Les toilettes publiques sont décrites comme insalubres, avec des installations médiocres voire archaïques, comme des trous dans le sol évoquant des « portails vers Hadès ». Cette situation est particulièrement choquante dans des régions touristiques comme la Normandie. L'auteur critique également la fermeture des commerces et services les dimanches, jours fériés et parfois les lundis ou mercredis, limitant la disponibilité des biens et services. Un autre point de friction est l'orientation des titres des livres en France, imprimés de bas en haut, ce qui déroute les lecteurs britanniques. Enfin, l'auteur se moque des costumes français, souvent perçus comme trop ajustés, de couleur bleu foncé et donnant une impression de rigidité excessive, comme si les porteurs avaient une « carotte dans l'arrière-train ».

Culture et habitudes

L'auteur aborde les différences culturelles entre les deux pays, en soulignant des aspects à la fois fascinants et déroutants. Les Français sont décrits comme des grévistes invétérés, avec des syndicats comme l'Obélix des syndicats français (en référence à un personnage de bande dessinée), bien plus puissants et influents qu'au Royaume-Uni, où des syndicats comme Aslef ou RMT sont perçus comme moins menaçants. L'auteur exprime une aversion pour la consommation de tripes en France, qu'il juge répulsive. Un autre point de friction est le système de prépaiement des pompes à essence en France, où l'utilisateur doit payer sur un écran avant de faire le plein, une pratique qui génère de l'anxiété chez l'auteur. Ces éléments illustrent des habitudes et des normes sociales qui diffèrent radicalement entre les deux pays, rendant leur coexistence à la fois enrichissante et parfois conflictuelle.

Ce que ça pourrait changer

L'article s'inscrit dans une rivalité historique et culturelle entre la France et le Royaume-Uni, évoquée à travers des exemples concrets comme la guerre de Cent Ans ou la bataille de Trafalgar. L'auteur mentionne une victoire récente du PSG (club parisien) sur Arsenal (club londonien) en finale de la Ligue des champions 2026, présentée comme une nouvelle preuve de la supériorité française dans le domaine sportif. Cette rivalité, bien que souvent amicale, est décrite comme un moteur de comparaison permanente entre les deux nations. L'auteur conclut en soulignant que, malgré leurs différences, les Français et les Britanniques forment un duo « toujours divertissant », où chaque pays a ses forces et ses faiblesses, et où la diversité culturelle enrichit leur relation.

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