Une violente crue éclair balaie des villages entiers au Népal
Des centaines de personnes sont portées disparues, dont de nombreux touristes, rapporte la police..
Une crue éclair dévastatrice a frappé la frontière himalayenne entre le Népal et le Tibet chinois le 26 août 2026, emportant des villages entiers sous des coulées de boue et de roches. Ce phénomène, appelé crue éclair (inondation soudaine et violente), a causé la mort de 95 personnes au Népal et laissé des centaines de disparus, dont 341 étrangers selon le ministère du Tourisme népalais. Parmi les disparus figurent 105 Indiens, 93 Népalais, 3 Américains et 12 Britanniques. Les autorités craignent un bilan bien plus lourd, car les eaux ont emporté des maisons, des routes et des installations électriques, rendant les zones inaccessibles. Les vidéos vérifiées montrent des personnes emportées par les flots, illustrant l'ampleur du désastre.
Selon les premiers rapports, un séisme dans la région aurait pu déclencher une avalanche, provoquant ensuite les inondations. Un ministre népalais a évoqué cette hypothèse devant le Parlement, bien que les causes exactes restent à confirmer. Une crue similaire survenue l'année précédente avait été attribuée au déversement d'un lac glaciaire, un phénomène où un lac formé par la fonte d'un glacier se vide brutalement, libérant d'énormes quantités d'eau. La rivière Bhote Koshi, qui prend sa source au Tibet et traverse la frontière avant de rejoindre le Népal, est particulièrement vulnérable à ces événements en raison de son relief montagneux et de la présence de glaciers.
Les districts népalais de Syapru Besi et Timure, situés dans la région montagneuse de Rasuwa, ont été gravement affectés par la montée des eaux. Les autorités ont ordonné l'évacuation des habitants vivant sur les rives de la rivière Bhote Koshi vers des zones plus élevées, car le niveau des eaux était trop dangereux pour permettre l'atterrissage d'hélicoptères de secours. Du côté chinois, dans le comté de Gyirong, une coulée de boue a frappé un poste-frontière terrestre, coupant les routes, les communications et l'électricité dans la région de Shigatse. Le président chinois Xi Jinping a appelé à renforcer les systèmes d'alerte précoce pour éviter de nouvelles catastrophes.
Le premier ministre népalais Balendra Shah a déployé des équipes de secours, des unités de police et de l'armée pour participer aux opérations de sauvetage. Des hélicoptères devraient pouvoir atterrir dans les zones touchées une fois les eaux retirées. Le ministère népalais des Ressources en eau a indiqué que des projets hydroélectriques, des routes et des ponts figuraient parmi les infrastructures endommagées. Le porte-parole de l'armée, Raja Ram Basnet, a précisé que les secours pourraient intervenir plus efficacement une fois la situation stabilisée. Les autorités chinoises ont également mobilisé des moyens pour rechercher les disparus et rétablir les services essentiels.
Les autorités népalaises et chinoises craignent un bilan humain bien plus élevé que les 95 morts déjà recensés, en raison de l'ampleur des destructions et du nombre élevé de disparus. Les coulées de boue et les inondations ont emporté des infrastructures critiques, comme des routes et des ponts, isolant des communautés entières. La rivière Bhote Koshi, déjà responsable de catastrophes passées (9 morts et 24 disparus en 2025), reste un sujet de préoccupation en raison de son potentiel destructeur. Les experts soulignent la nécessité de renforcer les systèmes d'alerte pour prévenir de futures tragédies dans cette région montagneuse et touristique.

