Référendum en Islande : où en est l’élargissement de l’Union européenne ?
Un référendum sur la reprise des négociations d’adhésion à l’UE est organisé ce samedi 29 août en Islande. De l’Arctique à l’Ukraine, le contexte géopolitique a remis la perspective d’un élargissement de l’Union au cœur des préoccupations.
L’Union européenne (UE) est une organisation supranationale née en 1993 du traité de Maastricht, succédant à la Communauté économique européenne (CEE) créée en 1957 par six pays (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas). Depuis sa création, l’UE a connu plusieurs élargissements, passant de 12 membres en 1993 à 27 après le départ du Royaume-Uni en 2020. Le dernier élargissement date de 2013 avec l’adhésion de la Croatie. Entre 1993 et 2025, la population de l’UE est passée de 365 à 450 millions d’habitants. Les critères d’adhésion incluent le respect des valeurs européennes et des critères de Copenhague, qui exigent notamment une économie de marché stable, des institutions démocratiques et le respect de l’État de droit. L’adhésion doit être approuvée à l’unanimité par le Conseil de l’UE.
Le processus d’adhésion à l’UE est long et complexe. Un pays doit d’abord obtenir le statut de candidat officiel, puis entamer des négociations avec l’UE. Ces négociations couvrent divers domaines comme l’économie, la justice ou l’environnement. L’UE évalue régulièrement les progrès du candidat. Par exemple, l’Ukraine et la Moldavie, devenues candidates en 2022, ont entamé des discussions sur la politique étrangère et la sécurité en juillet 2026. En revanche, la Turquie, candidate depuis 1999, et la Géorgie, dont le processus a été gelé en 2024, ne progressent pas. L’Islande, candidate de 2009 à 2013, organise un référendum le 29 août 2026 pour décider de la reprise des négociations.
En 2026, plusieurs pays sont candidats à l’adhésion à l’UE. Dans les Balkans occidentaux, six pays sont concernés : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo (candidat potentiel), la Macédoine du Nord, le Monténégro et la Serbie. L’Ukraine et la Moldavie, dont les candidatures ont été accélérées par la guerre en Ukraine, ont entamé des négociations en juillet 2026. La Turquie, candidate depuis 1999, et la Géorgie, dont le processus est suspendu depuis 2024, ne font plus partie des priorités. Le Royaume-Uni, qui a quitté l’UE en 2020 (Brexit), pourrait théoriquement demander à rejoindre l’UE, mais ce scénario reste très hypothétique en raison des obstacles politiques et économiques.
L’Islande, située dans l’Arctique, a interrompu ses négociations d’adhésion à l’UE en 2013. En 2026, le contexte géopolitique, marqué par les tensions entre les États-Unis et la Russie, a relancé le débat sur une éventuelle adhésion islandaise. Un référendum est organisé le 29 août 2026 pour consulter les Islandais sur la reprise des négociations. Ce vote intervient dans un contexte où d’autres pays nordiques, comme la Norvège, réexaminent leur relation avec l’UE. L’Islande, déjà membre de l’Espace économique européen (EEE), bénéficie d’un accès partiel au marché unique européen sans être membre de l’UE.
L’élargissement de l’UE est aujourd’hui influencé par des enjeux géopolitiques majeurs. La guerre en Ukraine a accéléré le processus d’adhésion de ce pays, perçu comme un rempart contre l’influence russe. Les *Balkans occidentaux* restent une priorité pour l’UE, qui souhaite stabiliser cette région. Par ailleurs, les tensions en Arctique, notamment entre les États-Unis et la Russie, poussent des pays comme l’Islande à reconsidérer leur position vis-à-vis de l’UE. Enfin, le retour du Royaume-Uni dans l’UE, bien que discuté, se heurte à des obstacles majeurs, notamment en raison des divisions politiques internes au Royaume-Uni et des conditions posées par l’UE.

