NapseflowNapseflow
Culture

Microclimats 9 : Météo-sensibilités

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 9 j

Rhumatismes, ciel bas, dépressions saisonnières : sommes-nous tous météo-sensibles ? Ce neuvième volet de "Microclimats " explore les influences qu’exercent sur nous la pluie, le vent et la lumière, du Mont Mézenc aux montagnes du Mexique, en passant par l'hôpital Sainte-Anne..

Émission sur les Nuits

L'émission Microclimats 9 : Météo-sensibilités fait partie des Nuits de France Culture, une série de programmes diffusés sur France Culture qui proposent un voyage sonore à travers divers domaines du savoir. Ces émissions, disponibles en podcast, couvrent des sujets variés comme l'histoire, la littérature, la philosophie, le cinéma, le théâtre, la musique, la peinture ou encore la photographie. Elles s'appuient sur des archives sélectionnées et éditées avec soin, offrant ainsi un accès à un trésor culturel et intellectuel. Cette neuvième édition de Microclimats explore spécifiquement l'influence de la météo sur les humains, à travers des récits et des témoignages recueillis dans différents lieux, comme le Mont Mézenc ou l'hôpital Sainte-Anne.

Météo et humeurs

L'article interroge l'impact du temps qu'il fait sur les humains, un sujet déjà évoqué en 1814 par le philosophe Maine de Biran, qui s'interrogeait sur l'influence de la canicule sur ses facultés organiques, intellectuelles et morales. Deux siècles plus tard, cette question reste ouverte : comment la pluie, le vent ou la lumière agissent-ils sur nos humeurs, nos corps ou même nos croyances ? L'émission suit Renée Elkaïm-Bollinger dans sa quête pour comprendre ces liens subtils et tenaces entre météo et psychologie humaine. Elle s'appuie sur des exemples concrets, comme ceux de Fernande Parat, une apicultrice du Mont Mézenc, ou des patients traités pour dépression saisonnière à l'hôpital Sainte-Anne.

La pluie, une alliée

Fernande Parat, gouvernante de curé devenue apicultrice, entretient une relation particulière avec la pluie, qu'elle qualifie de connivence. Pour elle, la pluie idéale est celle qui tombe lentement et pénètre bien le sol, nourrissant ainsi la terre et les cultures. Elle critique les présentateurs météo qui annoncent un merveilleux soleil en mars, alors qu'elle juge ce temps inapproprié pour la saison. Son attachement à l'humidité et à la pluie la pousse même à économiser pour un jour partir vers des pays du nord, où ces conditions climatiques sont plus fréquentes. Elle utilise également des méthodes traditionnelles, comme le calendrier lunaire ou l'observation des cloches de l'église pour reconnaître les vents.

Le froid, ennemi du bien-être

Jean Libis, écrivain et professeur de philosophie, distingue trois types de pluie : la pluie printanière et tiède, l'orageuse spectaculaire, et celle d'automne, mêlée au vent d'ouest, qu'il préfère. Pour lui, cette dernière retarde l'arrivée de l'hiver et crée une atmosphère propice à la contemplation. Il exprime une aversion pour le froid, qu'il considère comme une rupture du sens du monde. Selon lui, marcher sous une averse automnale revient à habiter une cloche de verre, une solitude apaisante où chaque sensation devient une porte vers des souvenirs, comme l'évoque l'écrivain Philippe Delerm.

Dépression saisonnière traitée

À l'hôpital Sainte-Anne, le docteur Hakim soigne des patients atteints de dépression saisonnière, une affection qui se manifeste chaque automne par une baisse de lumière entraînant un sommeil prolongé (jusqu'à dix-sept heures par jour) et une fringale de sucre. Pour y remédier, les patients sont exposés quatre heures matin et soir à une lumière blanche reproduisant celle d'une journée de juin. Cette thérapie par la lumière vise à compenser le manque de luminosité naturelle et à rétablir un équilibre dans leur rythme biologique. L'émission aborde ainsi une approche médicale concrète pour lutter contre les effets négatifs de l'hiver.

Nuages et croyances au Mexique

Au Mexique, l'ethnologue Esther Katz étudie les croyances des Mixtèques, un peuple autochtone, concernant les phénomènes météorologiques. Pour eux, l'arc-en-ciel est un serpent redouté, notamment par les jeunes accouchées, tandis que les nuages sont perçus comme étant en gestation à l'intérieur des montagnes avant de retomber en averse. Cette vision reflète une interprétation symbolique et culturelle du climat, où les éléments naturels sont dotés de significations spirituelles ou mythologiques. L'émission montre ainsi comment la météo peut influencer les traditions et les récits locaux.

Ce que ça pourrait changer

L'émission *Microclimats 9 : Météo-sensibilités* a été diffusée pour la première fois le 23 août 1997 sur France Culture. Réalisée par Jean Couturier et produite par Renée Elkaïm-Bollinger, elle s'inscrit dans une série de dix émissions explorant les liens entre environnement, société et savoirs. L'édition web de l'article a été préparée par Valérie Ernould, avec le soutien de la Documentation de Radio France et de l'Ina. Les intervenants incluent Martin de la Soudière (ethnologue), Esther Katz (ethnologue), Jean Libis (professeur de philosophie), le docteur Hakim (médecin) et Fernande Parat (apicultrice).

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.