NapseflowNapseflow
Généraliste

L’OTAN ne veut pas la guerre avec la Russie, mais est «prête à se battre dès ce soir»

Le Devoir · mis à jour il y a 3 j

Des responsables européens craignent que la Russie teste les défenses de l’OTAN par des attaques clandestines..

Message de l'OTAN

Le général américain Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées de l'OTAN, a déclaré lors du Forum de Varsovie sur la sécurité que l'alliance militaire n'était pas en quête d'un conflit avec la Russie, mais qu'elle était prête à riposter immédiatement en cas d'attaque. Il a présenté une théorie de la victoire pour l'OTAN, fondée sur trois étapes : bloquer toute attaque initiale, contrer une éventuelle escalade, et, si nécessaire, anéantir les forces ennemies et leurs systèmes de soutien. Cette déclaration vise à dissuader Moscou de tester les défenses de l'OTAN, tout en maintenant des canaux de communication ouverts pour éviter les malentendus. L'OTAN insiste sur la nécessité d'une réponse coordonnée entre ses membres pour tracer des lignes rouges claires à la Russie.

Menaces russes

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, les services de renseignement occidentaux ont recensé au moins 211 incidents attribués à Moscou, incluant des actes de sabotage, des tentatives d'attaques par drones et des incendies criminels. Par exemple, en septembre 2026, l'Allemagne a déjoué un complot russe visant à faire exploser un drone chargé d'explosifs à l'aéroport de Leipzig contre un avion ukrainien. L'Estonie a subi un incendie criminel dans une entreprise de défense, tandis que le Royaume-Uni a neutralisé une tentative d'attaque contre une installation de drones près de Londres. Les services de renseignement danois estiment qu'il existe un risque faible, mais croissant d'une attaque militaire limitée de la Russie contre un ou plusieurs pays de l'OTAN frontaliers de la Russie.

Stratégie de dissuasion

Pour se protéger, l'OTAN mise sur un réseau de capteurs (dispositifs de détection) et de systèmes autonomes (technologies capables d'agir sans intervention humaine) pour repérer et contrer les menaces, notamment les drones. Cependant, des difficultés persistent : lors d'exercices simulant une guerre de drones, plusieurs pays de l'OTAN ont eu du mal à détecter et réagir à des incursions de drones dans leur espace aérien. En mai 2026, un drone s'est égaré dans l'espace aérien lituanien, provoquant une alerte à Vilnius. Le porte-parole de l'OTAN, le colonel Martin O'Donnell, a confirmé que des systèmes pour abattre les drones étaient en cours de déploiement, mais qu'aucun drone n'avait encore été intercepté. L'objectif est de montrer à la Russie que toute attaque serait rapidement neutralisée.

Rôle des États-Unis

Les États-Unis, principal membre de l'OTAN, jouent un rôle clé dans la stratégie de l'alliance. Le président américain Donald Trump a récemment suscité des interrogations en Europe en acceptant d'acheter du diesel à la Russie pour faire baisser les prix aux États-Unis avant les élections de mi-mandat. Par ailleurs, Trump a retiré des troupes américaines d'Europe et réduit les stocks de missiles de défense aérienne en Europe en raison de sa guerre contre l'Iran. Malgré ces décisions, le général Grynkewich a assuré que l'engagement des États-Unis envers l'OTAN restait intact, bien que les déploiements de troupes dépendent de décisions politiques. Il a souligné l'importance d'une réponse cohérente et unie de l'alliance pour renforcer le soutien à l'Ukraine et clarifier les limites à ne pas franchir pour Moscou.

Ce que ça pourrait changer

Selon les services de renseignement danois, la Russie pourrait tenter de se procurer des drones ukrainiens pour les utiliser contre des pays européens membres de l'OTAN, afin de dissimuler son implication. L'objectif serait de semer la division au sein de l'alliance et de détourner des ressources européennes destinées à soutenir l'Ukraine. Le premier ministre polonais Donald Tusk a averti que la Russie pourrait intensifier ses attaques avec des drones ou des roquettes contre les alliés européens soutenant l'Ukraine. Les responsables de l'OTAN estiment cependant qu'une attaque frontale contre l'OTAN serait peu probable tant que la Russie est engagée en Ukraine, car une telle action risquerait d'entraîner une réponse massive et immédiate de l'alliance.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.