Décès tragique d’un jeune garçon du Nunavik
Jusi Padlayat, 4 ans, serait décédé après ne pas avoir obtenu des soins adéquats..
Le 1er août 2026, Jusi Padlayat, un garçon inuit de 4 ans originaire du village d'Ivujivik au Nunavik (région située dans le nord du Québec), est décédé dans des circonstances tragiques. Selon des informations relayées sur les réseaux sociaux, l'enfant souffrait de douleurs à l'estomac persistantes depuis plusieurs jours. Malgré des visites répétées au centre de santé local, il n'aurait pas reçu les soins nécessaires. Il est mort dans les bras de ses parents. Le Bureau du coroner du Québec a confirmé son décès par courriel, sans fournir de détails supplémentaires. La famille et les proches ont reçu des messages de condoléances de la part des autorités et de la communauté.
Plusieurs personnalités politiques ont réagi au décès de Jusi Padlayat. Mandy Gull-Masty, députée fédérale et ministre des Services aux Autochtones, a exprimé sa profonde tristesse et souligné l'importance d'un accès à des soins de santé sûrs et fiables pour les communautés inuit, en particulier pour les enfants. Sol Zanetti, député de Québec solidaire, a également réagi en faisant référence au décès de Joyce Echaquan, une mère de famille atikamekw décédée en 2020 à l'hôpital de Joliette, et en évoquant la possibilité d'un racisme systémique dans les services de santé. Il a appelé à des actions concrètes plutôt qu'à de simples regrets.
Plusieurs enquêtes ont été lancées pour faire la lumière sur les circonstances du décès. Une coroner est chargée d'enquêter sur les causes et les circonstances entourant la mort de Jusi Padlayat. Un expert médical indépendant, externe au Centre de santé Inuulitsivik (CSI), participera également à l'enquête. Le Commissariat aux plaintes et à la qualité des services est également impliqué. Le CSI et la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN) ont lancé un examen interne et se sont engagés à coopérer pleinement avec les autorités. Une déclaration commune a été publiée pour assurer la transparence et promettre un examen objectif des faits.
Les autorités locales, notamment la RRSSSN et le CSI, ont lancé un appel au calme auprès de la communauté et de la famille de Jusi Padlayat. Elles ont reconnu la douleur de la famille et présenté leurs condoléances, tout en insistant sur le fait que la violence n'est pas une solution. Les organisations ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre les mesures nécessaires une fois les conclusions des enquêtes connues. Elles ont également souligné leur volonté de donner suite aux recommandations qui pourraient émerger de ces investigations.
Le décès de Jusi Padlayat a suscité une forte émotion sur les réseaux sociaux, où le mot-clic #JusticeforJusi a été créé. Une campagne de financement participatif a également été lancée pour soutenir la famille de l'enfant. Ce drame s'inscrit dans un contexte plus large de préoccupations concernant l'accès aux soins de santé pour les communautés autochtones au Québec. Plusieurs rapports et articles ont mis en lumière des inégalités persistantes, comme le cas de Joyce Echaquan en 2020, ou celui d'un homme autochtone renvoyé d'un hôpital en pleine vague de froid extrême en 2023. Ces événements soulèvent des questions sur la sécurité culturelle et l'équité dans les services de santé.
Le Service de police du Nunavik a confirmé être intervenu le 1er août 2026 auprès d'un enfant de 4 ans, inconscient, dans une résidence à Ivujivik. À leur arrivée, les services médicaux d'urgence transportaient déjà l'enfant vers des soins médicaux. Selon les dossiers du service de police, aucun autre appel concernant l'enfant n'avait été enregistré avant cette date. Cette intervention illustre l'importance des services d'urgence dans les communautés éloignées, où l'accès aux soins peut être limité. Les autorités locales ont souligné la nécessité d'un examen approfondi des circonstances entourant ce décès pour éviter que des situations similaires ne se reproduisent.

