Bio : les ventes en hausse de 3, 6 % en 2025
Le marché alimentaire bio est reparti à la hausse en 2025, après plusieurs années de recul. Selon le rapport Évaluation de la consommation des ménages de produits alimentaires biologiques en 2025, publié en ce début septembre par l'Agence bio, les ventes au détail ont atteint 12,617 milliards d'euros en 2025, soit +3,6 % par rapport à 2024.
En 2025, le marché des produits biologiques en France a enregistré une croissance de 3,6 % par rapport à l'année précédente. Cette augmentation porte le chiffre d'affaires total du secteur à 15,2 milliards d'euros, selon les données de l'Agence Bio, l'organisme public chargé de promouvoir et de suivre le développement de l'agriculture biologique en France. Le terme bio désigne ici des produits cultivés sans pesticides chimiques de synthèse, sans OGM et dans le respect de la biodiversité. Cette hausse s'inscrit dans un contexte où les consommateurs sont de plus en plus attentifs à la qualité nutritionnelle et à l'impact environnemental de leur alimentation. Les ventes de produits frais comme les fruits, légumes et produits laitiers bio ont particulièrement contribué à cette progression.
Cette progression de 3,6 % en 2025 marque un ralentissement par rapport aux années précédentes, où la croissance annuelle moyenne du secteur était de l'ordre de 10 % entre 2020 et 2023. Plusieurs facteurs expliquent ce ralentissement, notamment l'inflation qui a affecté le pouvoir d'achat des ménages et les tensions sur les coûts de production pour les agriculteurs. Malgré cela, le marché bio reste dynamique et représente désormais 6,5 % du marché alimentaire total en France. Les distributeurs spécialisés, comme les magasins Biocoop ou Naturalia, ainsi que les grandes surfaces, ont tous contribué à cette croissance, bien que les circuits courts (directement du producteur au consommateur) aient également gagné en popularité.
La consommation de produits bio en France n'est pas uniforme sur le territoire. Les régions les plus engagées dans cette dynamique sont l'Île-de-France, l'Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle-Aquitaine, où les ventes par habitant atteignent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale. À l'inverse, certaines régions comme les Hauts-de-France ou la Bourgogne-Franche-Comté affichent des taux de pénétration du bio plus modestes. Cette disparité s'explique en partie par des différences de revenus, de densité de population et de politiques locales en faveur de l'agriculture biologique. Les zones urbaines, où la demande est plus forte, concentrent également une offre plus diversifiée de produits bio.
Les projections pour les années à venir indiquent que le marché bio pourrait continuer à croître, mais à un rythme plus modéré. Les acteurs du secteur misent sur l'innovation, comme le développement de nouveaux produits transformés ou l'amélioration des circuits de distribution pour répondre aux attentes des consommateurs. L'Agence Bio souligne également l'importance des politiques publiques, notamment le plan *Ambition Bio 2030*, qui vise à augmenter la part des surfaces agricoles dédiées au bio en France. Ce plan prévoit notamment un soutien financier aux agriculteurs en conversion et une meilleure intégration du bio dans la restauration collective, comme les cantines scolaires.

