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Apple nie avoir retiré ICEBlock sous la pression de l’administration Trump

Next.ink · mis à jour 30 sept.

Apple n’a pas supprimé l’application ICEBlock sous la pression de l’administration Trump, affirme l’entreprise. Il s’agissait, selon elle, de protéger les agents de la police de l’immigration américaine après une fusillade dans un centre de détention de l’ICE.

Retrait d'ICEBlock

En décembre 2025, Apple a supprimé l'application ICEBlock de son App Store, ainsi que d'autres applications similaires, sous prétexte de risques pour la sécurité. Cette décision a été prise après une fusillade survenue en septembre 2025 dans un centre de détention de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement, un service de police de l'immigration américain) à Dallas, au Texas, qui a causé trois morts. Apple affirme que ces applications, qui permettent de localiser les agents de l'ICE, pourraient exposer ces derniers à des violences ciblées. Le développeur de l'application, Joshua Aaron, a porté plainte contre l'administration Trump, accusant le gouvernement d'avoir fait pression sur Apple pour ce retrait. La procureure générale de l'époque, Pam Bondi, avait effectivement confirmé avoir contacté Apple pour demander ce retrait, ce que l'entreprise a confirmé avoir fait.

Justification d'Apple

Apple explique avoir autorisé ICEBlock en avril 2025 après que son développeur ait renforcé ses fonctions de confidentialité. Cependant, après la fusillade de Dallas et une augmentation des menaces contre l'ICE, l'entreprise a réévalué la situation. Selon Apple, ces applications offrent une feuille de route pour des violences ciblées, non seulement envers les agents, mais aussi envers des manifestants ou des détenus. Timothy Powderly, directeur des affaires gouvernementales d'Apple, a souligné que l'entreprise agit pour éviter tout préjudice potentiel. Apple affirme ne pas céder à des pressions politiques, mais à des préoccupations de sécurité légitimes, notamment après que le FBI ait indiqué que le tireur de Dallas avait recherché des applications de localisation d'agents.

Réaction du Congrès

Jamie Raskin, représentant démocrate et membre de la commission judiciaire de la Chambre des représentants américains, a lancé une enquête en juin 2025 sur le rôle du ministère de la Justice (DoJ) dans le retrait de ces applications. Il accuse Apple de porter atteinte au premier amendement de la Constitution américaine, qui garantit la liberté de la presse et le droit de documenter les activités du gouvernement. Raskin affirme qu'il n'existe aucune preuve que les applications retirées aient été utilisées pour la fusillade de Dallas. Selon lui, le tireur aurait pu localiser le centre de détention via une application de cartographie intégrée aux appareils Apple, comme Apple Plans, sans avoir besoin d'une application dédiée. Il demande à Apple de soumettre ces applications à un nouvel examen indépendant pour vérifier leur conformité aux règles de l'App Store.

Ce que ça pourrait changer

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de tensions politiques aux États-Unis, où l'administration Trump a été accusée d'utiliser des leviers pour influencer les grandes entreprises technologiques. Pam Bondi, procureure générale sous Trump, a explicitement confirmé avoir contacté Apple pour demander le retrait d'ICEBlock. Joshua Aaron, le développeur, a porté plainte contre le gouvernement en décembre 2025, deux mois après le retrait de son application. Cette affaire soulève des questions sur l'équilibre entre sécurité nationale et liberté d'expression, ainsi que sur l'indépendance des décisions des plateformes technologiques face aux pressions gouvernementales.

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