Il faudrait faire ses besoins une à deux fois par jour pour préserver ses reins et son foie
Nos passages aux toilettes en disent long sur notre santé, bien plus qu'on ne l'imagine. Trop rares ou trop fréquents, ils déséquilibrent tout un écosystème logé dans nos intestins.
Une étude récente suggère qu’aller à la selle une à deux fois par jour serait le rythme optimal pour préserver la santé des reins et du foie. Ce rythme permettrait d’éliminer plus efficacement les toxines et déchets métaboliques produits par l’organisme. Les chercheurs soulignent que ce rythme régulier réduit la pression exercée sur ces organes vitaux, limitant ainsi les risques de complications comme les calculs rénaux ou les maladies hépatiques. Les données indiquent que les personnes dont la fréquence des selles s’écarte de cette norme (soit moins d’une fois par jour ou plus de trois fois) présentent un risque accru de troubles rénaux et hépatiques. Cette étude s’appuie sur l’analyse de données collectées auprès de milliers de participants, mais ne précise pas la durée de l’observation ni les méthodes exactes utilisées pour établir ce lien.
Les reins et le foie sont deux organes essentiels à la détoxification de l’organisme. Les reins filtrent le sang pour éliminer les déchets sous forme d’urine, tandis que le foie transforme et élimine les toxines issues de la digestion, des médicaments ou de l’alcool. Lorsque ces organes sont sollicités de manière excessive ou irrégulière, ils peuvent s’encrasser, ce qui favorise l’apparition de maladies comme l’insuffisance rénale ou la stéatose hépatique (accumulation de graisse dans le foie). L’étude met en lumière l’importance de maintenir un transit régulier pour soulager leur travail. Elle ne précise pas si d’autres facteurs, comme l’alimentation ou l’hydratation, influencent directement cette fréquence idéale.
Le corps humain produit en permanence des déchets métaboliques, comme l’urée (issue de la dégradation des protéines) ou la bilirubine (déchet de la destruction des globules rouges). Ces substances doivent être évacuées rapidement pour éviter leur accumulation dans le sang. Un transit intestinal efficace permet d’éliminer une partie de ces déchets via les selles. Si le rythme des selles est trop lent, ces toxines peuvent être réabsorbées par l’intestin, ce qui augmente la charge de travail des reins et du foie. L’étude ne détaille pas comment ces mécanismes s’articulent avec d’autres processus de détoxification, comme la transpiration ou la respiration.
Pour atteindre une fréquence de selles optimale, les experts recommandent d’adopter une alimentation riche en fibres (fruits, légumes, céréales complètes) et de boire suffisamment d’eau (1,5 à 2 litres par jour). L’activité physique régulière stimule également le transit intestinal. L’étude ne propose pas de régime spécifique, mais souligne que les régimes pauvres en fibres ou déséquilibrés augmentent les risques de constipation. Elle n’aborde pas non plus l’impact des médicaments, comme les laxatifs, sur cette fréquence idéale. Les chercheurs insistent sur l’importance de consulter un médecin en cas de troubles persistants du transit.
L’étude présentée dans l’article est basée sur des observations et ne démontre pas un lien de cause à effet direct entre la fréquence des selles et la santé des reins ou du foie. Les chercheurs reconnaissent que d’autres facteurs, comme le mode de vie ou les antécédents médicaux, pourraient influencer ces résultats. Ils n’indiquent pas non plus si cette fréquence idéale s’applique à toutes les tranches d’âge ou si elle varie selon le sexe. L’article ne mentionne pas les éventuelles critiques ou limites méthodologiques soulevées par d’autres experts dans le domaine.

