NapseflowNapseflow
Culture

Emmanuel Macron prendra la parole ce soir, pour tenter d'apaiser la controverse entourant les manifestations

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 19 j

Le chef de l'Etat doit s'exprimer à 20h, alors que le dispositif de maintien de l'ordre a échoué à protéger les manifestants, autant que les commerçants..

Macron s'exprime ce soir

Emmanuel Macron, président de la République française, doit s'exprimer à 20 heures ce dimanche 18 octobre 2026 à la télévision. Cette allocution intervient après une journée de manifestations marquées par des violences dans plusieurs grandes villes françaises. Le chef de l'État cherche à calmer les tensions liées à ces événements et à répondre aux critiques sur la gestion des forces de l'ordre. Les forces de police, notamment les CRS (Compagnies républicaines de sécurité), ont été accusées d'avoir utilisé une force excessive, causant des blessures graves parmi les manifestants, comme une manifestante blessée à l'œil à Mulhouse ou un jeune de 17 ans ayant perdu une main à Saint-Étienne. L'exécutif est également sous pression pour son incapacité à protéger à la fois les manifestants et les commerçants, dont les établissements ont subi des dégâts estimés à plusieurs centaines de millions d'euros.

Violences et débordements

Les manifestations de ce week-end ont été émaillées de violences dans des villes comme Paris, où des affrontements ont eu lieu place de la République. Les forces de l'ordre ont utilisé des moyens de dispersion comme des gaz lacrymogènes, des canons à eau et des grenades, tandis que des cortèges non déclarés tentaient de défiler. La CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déployée à plusieurs reprises. Ces méthodes ont été critiquées par des associations et des élus, dont l'Association des maires de France, qui a appelé à une révision du dispositif de sécurité. L'IGPN (Inspection générale de la police nationale), surnommée la « police des polices », a été saisie pour enquêter sur les violences policières présumées, notamment après la blessure grave d'une manifestante à Mulhouse.

Bilan économique des émeutes

Les violences ont causé d'importants dégâts matériels, avec 1 500 commerces touchés et des pertes estimées à plusieurs centaines de millions d'euros. À Paris, le maire a inspecté les zones sinistrées dans l'après-midi, tandis qu'à Strasbourg, la maire Catherine Trautmann a annoncé la création d'une « cellule d'écoute et d'accompagnement juridique » pour soutenir les victimes. Le ministre des PME et du Commerce, Serge Papin, réunira lundi les représentants du commerce, du tourisme, des banques et des assurances pour évaluer les dommages et coordonner les aides. Ces dégâts s'ajoutent à une crise sociale déjà tendue, alimentée par le mécontentement face à la politique gouvernementale.

Réactions politiques et internationales

La situation en France suscite des réactions à l'étranger, notamment aux États-Unis. Donald Trump, président républicain en difficulté avant les élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, a tenté de récupérer le mouvement de protestation français pour alimenter sa campagne. La Maison-Blanche a pointé du doigt l'immigration comme cause des violences, avec des déclarations comme celle du vice-président JD Vance évoquant un « problème d'assimilation ». Trump a relayé ce discours sur les réseaux sociaux, en appelant à « fermer les frontières ». Cette instrumentalisation politique des événements français illustre les tensions autour des questions migratoires aux États-Unis, où l'immigration est un sujet clivant en vue des élections.

Ce que ça pourrait changer

Face à la crise, le Premier ministre Sébastien Lecornu doit rencontrer ce lundi les maires de Paris, Marseille et Lyon pour discuter des mesures à prendre. Une **cellule interministérielle de crise** a également été prévue pour le lendemain matin, mais son organisation a été repoussée pour permettre à Emmanuel Macron de s'exprimer en premier. Par ailleurs, l'**Association des maires de France** a appelé à organiser des rassemblements devant les mairies dès lundi, reflétant la pression exercée sur le gouvernement pour trouver des solutions. Ces initiatives visent à apaiser les tensions et à restaurer la confiance dans les institutions, alors que les violences et les critiques contre l'exécutif s'intensifient.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.