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Culture

Ursula von der Leyen : un discours sur l’état de l’Union à la hauteur ?

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 3 j

Hier, devant le Parlement européen, Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a prononcé son discours annuel sur l’état de l’Union. Quelles sont les ambitions européennes pour l'année à venir ?.

Discours annuel d'Ursula

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a prononcé le 16 septembre 2026 son discours annuel sur l’état de l’Union devant le Parlement européen. Ce discours, traditionnellement attendu par les États membres et les observateurs, dresse un bilan des actions passées et présente les priorités pour l’année à venir. Il s’agit d’un moment clé pour évaluer la direction politique de l’Union européenne (UE) et ses ambitions stratégiques. Ce discours intervient dans un contexte géopolitique marqué par des tensions internationales et des défis économiques majeurs pour l’Europe.

Conseil de sécurité européen

Parmi les propositions phares d’Ursula von der Leyen figure la création d’un Conseil de sécurité européen. Ce nouvel organe visait à renforcer la coordination des politiques de défense et de sécurité entre les 27 États membres de l’UE. Actuellement, la défense reste principalement une compétence nationale, mais l’idée d’un conseil dédié reflète une volonté de mutualiser les ressources et d’harmoniser les stratégies face aux menaces extérieures, comme les tensions avec la Russie ou les instabilités au Moyen-Orient. Ce projet soulève cependant des questions sur son efficacité et sa compatibilité avec les traités existants.

Partenariat avec le Canada

Ursula von der Leyen a annoncé l’intégration du Canada comme premier membre associé de l’Union européenne. Ce statut inédit permettrait au Canada de participer à certaines politiques européennes sans être un État membre à part entière, notamment dans les domaines du commerce, de la recherche ou de la sécurité. Ce rapprochement s’inscrit dans une logique de renforcement des liens transatlantiques, alors que l’UE cherche à diversifier ses partenariats face à la montée des tensions avec d’autres puissances mondiales. Le Canada, déjà partenaire historique de l’UE, pourrait ainsi bénéficier d’un accès privilégié à certains programmes européens.

Régulation des réseaux sociaux

Une autre mesure annoncée concerne l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 13 ans. Cette proposition s’inscrit dans le cadre d’une régulation plus stricte des plateformes numériques, visant à protéger les mineurs des contenus inappropriés ou des risques de cyberharcèlement. L’UE cherche ainsi à aligner sa législation sur des standards stricts en matière de protection de l’enfance, comme le Digital Services Act (DSA), un règlement européen entré en vigueur en 2024 pour encadrer les activités des géants du numérique. Cette mesure pourrait entrer en application dès 2027, sous réserve de l’approbation des États membres.

Ce que ça pourrait changer

Arancha González, doyenne de l’École des affaires internationales de Sciences Po et ancienne ministre des Affaires étrangères espagnole, a réagi à ces annonces lors d’un débat organisé par *France Culture*. Elle a souligné l’ambition des propositions, notamment en matière de défense et de partenariats internationaux, tout en pointant les défis pratiques de leur mise en œuvre. González a également évoqué son livre *«L’Europe seule au monde»*, publié en septembre 2026, qui analyse les vulnérabilités de l’UE dans un contexte géopolitique fragmenté. Son intervention a permis d’éclairer les enjeux sous-jacents à ces annonces, comme la souveraineté européenne ou la nécessité de renforcer la cohésion entre États membres.

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