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☕️ [MàJ] Sur LinkedIn, drôle de passe d’armes entre J-B Kempf (VLC) et Gérald Darmanin

Next.ink · mis à jour 1 oct.

Mise à jour, 1er octobre 2026, 8h45 : L’appel public lancé par Jean-Baptiste Kempf semble avoir porté ses fruits. Le Journal Officiel du 30 septembre révèle en effet qu’Audrey Prévost et trois autres candidats sont finalement admis « à titre définitif » au troisième concours de recrutement d’auditeurs de justice de la session 2025.

Contexte du conflit

En février 2026, Jean-Baptiste Kempf, cofondateur du projet VideoLAN et créateur du lecteur multimédia VLC, publie un post virulent sur LinkedIn critiquant Gérald Darmanin, ministre de la Justice. Kempf y dénonce la décision du ministère d’exclure sa femme, Audrey Prévost Kempf, du troisième concours de recrutement des auditeurs de justice (ENM) pour l’année 2025. Cette exclusion intervient après qu’elle ait réussi brillamment les épreuves orales, se classant 9ᵉ. Le ministère justifie ce refus par une prétendue insuffisance d’activité juridique qualifiante, alors qu’elle avait dix ans d’expérience bénévole au sein de l’association VideoLAN, jugée complexe et exigeante en droit. Kempf, qui n’a lui-même aucune formation juridique, dénonce une décision arbitraire et une méconnaissance du secteur numérique par l’administration.

Le troisième concours ENM

Le troisième concours de l’École nationale de la magistrature (ENM), créé en 2023, est destiné aux candidats issus du secteur privé. Pour y participer, il faut justifier d’au moins quatre ans d’expérience particulièrement qualifiante dans des domaines comme le droit, l’administration, l’économie ou le social. En 2025, 375 nouveaux auditeurs de justice ont intégré la promotion 2026, dont 49 via ce troisième concours. Cependant, plusieurs candidats évincés ont contesté cette exclusion, arguant que les postes disponibles n’avaient pas été pourvus en raison d’un nombre insuffisant de candidats. Parmi eux, quatre (dont Audrey Prévost Kempf) ont finalement été admis à titre définitif le 30 septembre 2026, après une série de recours juridiques et une intervention du ministre.

Réactions et interventions

Le post de Kempf sur LinkedIn a suscité un large écho, notamment dans la sphère tech et entrepreneuriale. Gérald Darmanin, interpellé directement, a d’abord indiqué ne pas avoir été saisi personnellement du dossier avant de confirmer, dans un commentaire, que son administration avait été invitée à revoir sa décision. Il a également reconnu l’importance du numérique pour la magistrature, un domaine qu’il avait initialement minimisé. Parallèlement, deux autres candidats évincés ont obtenu gain de cause devant le Conseil d’État le 22 juin 2026, contraignant le ministère à réexaminer leur cas. Ces décisions ont permis aux quatre candidats initialement exclus d’être finalement admis, marquant une victoire pour les principes d’égalité et de transparence dans les concours publics.

Enjeux et critiques

Cette affaire soulève plusieurs questions sur les critères d’admission aux concours publics et la reconnaissance des parcours atypiques. Les détracteurs de Kempf critiquent sa méthode, estimant qu’il a utilisé sa notoriété pour forcer une révision des décisions, au détriment d’une approche collective. D’autres, comme le commentateur tipaul, soulignent le caractère choquant de l’exclusion a posteriori d’une candidate ayant pourtant réussi les épreuves, remettant en cause la légitimité des critères d’admissibilité. L’administration, quant à elle, a été accusée de manque de clarté dans ses règles, notamment sur la reconnaissance des expériences bénévoles ou non académiques. Cette affaire illustre les tensions entre les parcours traditionnels et les nouveaux modèles de compétences dans la fonction publique.

Ce que ça pourrait changer

Le 30 septembre 2026, le *Journal Officiel* publie la liste définitive des admis au troisième concours ENM 2025, incluant Audrey Prévost Kempf et trois autres candidats initialement exclus. Cette décision fait suite à un recours au *Conseil d’État*, qui a jugé les refus initiaux *illégalement justifiés*. Le ministère a finalement retiré ses décisions de refus le 15 septembre 2026, après une série de pressions médiatiques et juridiques. Kempf, bien que satisfait pour sa femme, a annoncé ne plus vouloir collaborer gratuitement avec l’État français, critiquant ouvertement les méthodes de l’administration. Cette affaire met en lumière les limites des réformes récentes de l’ENM et la nécessité d’adapter les critères d’admission aux réalités du marché du travail actuel.

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