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Pourquoi certains chats ronronnent-ils de moins en moins ? Des chercheurs japonais avancent une explication

Science & Vie · mis à jour 13 août

Une étude japonaise révèle que la diminution du ronronnement chez certaines lignées de chats pourrait être liée à une mutation génétique. Plus de 280 chats ont été analysés pour comprendre ce phénomène intrigant..

Ronronnement des chats

Le ronronnement est un phénomène courant chez les chats, souvent associé à un état de bien-être ou de détente. Les chats ronronnent généralement entre 25 et 150 vibrations par seconde, un rythme qui peut varier selon leur âge, leur santé ou leur environnement. Ce son est produit par des contractions rapides des muscles du larynx, combinées à une activité électrique du cerveau. Longtemps considéré comme un simple signe de contentement, le ronronnement est aujourd’hui reconnu comme un mécanisme complexe, pouvant aussi servir à la régulation du stress ou à la communication avec d’autres chats ou humains. Les chercheurs japonais ont étudié pourquoi certains chats voient leur ronronnement diminuer avec le temps, un phénomène encore mal compris jusqu’à présent.

Étude japonaise récente

Une équipe de chercheurs japonais, basée à l’Université de Tokyo, a publié en août 2026 une étude explorant les raisons pour lesquelles certains chats ronronnent de moins en moins avec l’âge. Leurs travaux s’appuient sur l’analyse de données recueillies auprès de 200 chats domestiques, âgés de 1 à 15 ans, et suivis pendant trois ans. Les scientifiques ont utilisé des enregistrements sonores et des examens médicaux pour évaluer la fréquence et l’intensité des ronronnements, tout en croisant ces données avec des facteurs comme l’état de santé général, l’alimentation ou le niveau de stress des animaux. Cette approche méthodique vise à identifier des corrélations entre la diminution du ronronnement et des paramètres physiologiques ou environnementaux.

Hypothèses des chercheurs

Les chercheurs japonais avancent plusieurs hypothèses pour expliquer la baisse du ronronnement chez certains chats. La première suggère que cette diminution pourrait être liée à des changements dans la structure des cordes vocales ou des muscles du larynx, qui s’affaiblissent avec l’âge, tout comme chez les humains. Une deuxième piste évoque un lien avec des problèmes dentaires ou de gencives, qui rendraient la production du ronronnement douloureuse ou inconfortable. Enfin, les scientifiques n’excluent pas l’influence de facteurs psychologiques, comme un stress chronique ou un manque d’interactions sociales, qui pourraient altérer la motivation du chat à ronronner. Ces hypothèses restent à confirmer par des études complémentaires.

Rôle de l’âge et santé

L’étude révèle que la fréquence du ronronnement diminue significativement après 10 ans chez les chats, avec une baisse moyenne de 30 % par rapport aux jeunes adultes. Les chercheurs ont également observé que les chats souffrant de maladies chroniques, comme l’arthrose ou des troubles rénaux, ronronnent moins que les autres. Ces résultats soulignent l’importance de surveiller ce comportement chez les chats âgés, car il pourrait servir d’indicateur précoce de problèmes de santé sous-jacents. Par exemple, une diminution brutale du ronronnement pourrait inciter à consulter un vétérinaire pour écarter des affections comme l’hyperthyroïdie ou des douleurs articulaires.

Implications pour les propriétaires

Pour les propriétaires de chats, ces découvertes offrent des pistes pour mieux comprendre les besoins de leur animal. Une baisse du ronronnement ne signifie pas nécessairement que le chat est malade, mais elle peut être un signal à prendre au sérieux, surtout si elle s’accompagne d’autres changements de comportement, comme une réduction de l’appétit ou une léthargie. Les chercheurs recommandent d’observer régulièrement la fréquence et l’intensité des ronronnements, tout en maintenant un environnement calme et stimulant pour l’animal. Des visites vétérinaires régulières, surtout pour les chats de plus de 10 ans, sont également conseillées pour prévenir ou traiter d’éventuels problèmes de santé.

Ce que ça pourrait changer

Malgré ces avancées, l’étude japonaise présente des limites, notamment en raison de la taille réduite de l’échantillon (200 chats) et de la durée limitée du suivi (3 ans). Les chercheurs soulignent la nécessité de mener des recherches plus larges, incluant des analyses génétiques ou des examens d’imagerie, pour affiner leurs hypothèses. À l’avenir, ils envisagent d’étudier si des interventions ciblées, comme des soins dentaires ou des thérapies comportementales, pourraient restaurer partiellement le ronronnement chez les chats âgés. Ces travaux pourraient aussi ouvrir la voie à une meilleure compréhension des mécanismes du ronronnement chez d’autres félins, comme les lions ou les tigres.

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