Il a publié plus de 120 vidéos pour apprendre à fabriquer des drogues sans matériel : son but était de réduire les risques chez les chimistes amateurs
Willy Myco, chimiste masqué de 38 ans, publiait des tutoriels de synthèse de psychédéliques depuis une décennie. YouTube et Patreon ont supprimé ses comptes après une enquête de Wired..
Un individu a publié plus de 120 vidéos en ligne pour enseigner des méthodes de fabrication de substances illicites, sans utiliser d'équipement professionnel. Son objectif affiché était de réduire les risques encourus par les chimistes amateurs, souvent peu informés des dangers liés à ces pratiques. Ces vidéos, accessibles gratuitement, visaient à sensibiliser aux bonnes pratiques en matière de manipulation de produits chimiques, afin d'éviter les accidents graves comme les explosions ou les intoxications. L'auteur de ces contenus n'a pas été identifié dans l'article, mais son approche s'inscrit dans une démarche de prévention, bien que les substances en question restent illégales dans la plupart des pays, dont la France.
Les chimistes amateurs, souvent appelés narcotrafiquants de garage ou chimistes du dimanche, s'initient parfois à la synthèse de drogues avec des moyens rudimentaires, faute de formation ou d'accès à des laboratoires sécurisés. Les vidéos publiées proposaient des alternatives moins risquées pour ces personnes, en insistant sur l'importance de la ventilation, de l'utilisation de gants ou encore de la gestion des déchets toxiques. L'auteur a ainsi mis en avant des techniques permettant de limiter les expositions à des substances dangereuses, comme les solvants ou les gaz toxiques, tout en soulignant que ces pratiques restent illégales et moralement condamnables. Aucune donnée n'est fournie sur l'impact réel de ces vidéos sur le nombre d'accidents évités.
La diffusion de ces vidéos soulève une question complexe : comment concilier la réduction des risques pour les individus avec le cadre légal interdisant la fabrication de drogues ? En France, comme dans de nombreux pays, la production, la détention ou la diffusion de substances illicites est passible de sanctions pénales. Pourtant, l'auteur a choisi de partager ces connaissances sous couvert de prévention, une démarche qui interroge les autorités et les associations de santé publique. Aucune réaction officielle n'est mentionnée dans l'article, mais cette initiative rappelle d'autres cas où des experts ont tenté de limiter les dommages collatéraux liés à des pratiques dangereuses, comme la distribution de kits de réduction des risques pour les usagers de drogues.
L'article ne précise pas la période exacte durant laquelle ces vidéos ont été publiées, mais il souligne que leur diffusion s'inscrit dans un mouvement plus large de *réduction des risques*, une approche adoptée par certains acteurs de la santé publique pour limiter les conséquences négatives des comportements à risque. Cependant, cette initiative reste marginale et controversée, car elle ne remet pas en cause l'illégalité des substances concernées. Elle illustre aussi les limites de l'auto-régulation dans un domaine où l'État et les institutions sanitaires jouent un rôle central dans la prévention et la répression.

