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Comment les agents IA bouleversent la cybersécurité, défensive et offensive

Next.ink · mis à jour il y a 27 j

Cela ne surprendra personne, mais les deux mots incontournables (ou presque) aux Assises de la cybersécurité de Monaco sont « IA » et « agent ». Entre l’attaque, la défense et l’analyse (avec une forte asymétrie entre les deux), ils sont partout, à toutes les sauces.

IA et agents en cybersécurité

Lors des Assises de la cybersécurité de Monaco, les termes IA (intelligence artificielle) et agent ont dominé les discussions. Ces deux concepts sont désormais omniprésents dans les domaines de l'attaque, de la défense et de l'analyse en cybersécurité. Leur impact est tel que les experts anticipent des défis majeurs, notamment lors des prochaines élections, qualifiées de « carnage » par certains participants. L'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information), représentée par son directeur Vincent Strubel, souligne que l'IA agit comme un multiplicateur de force : elle accélère et amplifie les capacités des attaquants comme des défenseurs, mais ne rend pas possibles des attaques auparavant irréalisables. Cette asymétrie entre offensive et défensive reste un enjeu central.

Attaques plus rapides et autonomes

L'utilisation de l'IA générative dans les méthodes d'attaque n'est pas nouvelle, mais elle devient plus rapide et autonome. Bertrand Le Piolot, directeur cybersécurité chez FDJ United (ex-Française des Jeux), confirme cette évolution. Le général Patrick Touak, responsable du ComCyber MI (Commandement du cyberespace militaire), exprime son étonnement face à la vitesse à laquelle l'IA a démultiplié les attaques. Jérôme Renoux, vice-président d'Akamai France, précise que son entreprise, qui gère entre 25 % et 30 % du trafic internet mondial, observe une augmentation significative du nombre et de la sophistication des attaques par IA. Ces dernières se traduisent par des bots (robots automatisés) de plus en plus intelligents, capables d'imiter le comportement humain pour échapper aux systèmes de détection automatique.

Volume de trafic et IA

Après une forte hausse pendant la pandémie de Covid-19, le volume global des données échangées sur internet n'a progressé que de quelques pourcents par an ces dernières années. L'IA et les agents automatisés (bots) consomment une partie de cette bande passante, mais leur impact sur le trafic global reste limité. Leur présence ne modifie pas significativement le volume total des données transmises, contrairement à d'autres facteurs comme l'augmentation des usages numériques. Cette stabilité relative contraste avec la complexité croissante des attaques et des défenses liées à l'IA.

Ce que ça pourrait changer

Si l'IA représente un outil puissant pour les attaquants, elle pose également des défis majeurs pour les défenseurs. La mise en place de systèmes de protection basés sur l'IA est coûteuse, tant en termes de ressources financières que techniques. Les entreprises et institutions doivent investir dans des solutions sophistiquées pour détecter et contrer les attaques automatisées, ce qui peut représenter un fardeau budgétaire important. Cette asymétrie entre les coûts des attaques (relativement faibles grâce à l'IA) et ceux de la défense (élevés) est un sujet de préoccupation pour les experts en cybersécurité.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.