Le RN décroche un groupe au Sénat
C'est une première dans l'histoire de la Ve République : l'arrivée d'un groupe d'extrême droite au Sénat, jusque-là, l'un des rares pôles de stabilité parlementaire en France. Ou quand le Rassemblement national continue d'écrire le récit de sa conquête du pouvoir..
Le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite dirigé par Marine Le Pen, a obtenu pour la première fois de son histoire un groupe parlementaire au Sénat français. Cette formation politique, souvent appelée groupe RN, est composée d’au moins 15 élus, incluant des alliés de l’Union des démocrates et républicains (UDR). Jusqu’à présent, le Sénat résistait à la montée de l’extrême droite, contrairement à l’Assemblée nationale, aux mairies ou au Parlement européen. Ce groupe permet au RN de bénéficier de temps de parole accru, de moyens financiers supplémentaires et d’une visibilité médiatique renforcée, notamment en pleine campagne présidentielle. Cependant, malgré cette avancée symbolique, les grands équilibres politiques au Sénat restent inchangés : la droite, le centre et le Parti socialiste (PS) restent les trois forces dominantes. Cette évolution marque une étape dans la stratégie du RN pour conquérir le pouvoir, mais ne modifie pas encore la répartition des forces politiques en place.
Depuis le 22 septembre 2026, des lycéens en Île-de-France bloquent une quinzaine d’établissements pour dénoncer des conditions d’études jugées déplorables. Les revendications portent sur le manque de professeurs remplaçants, l’absence d’assistantes sociales, des infrastructures dégradées et des emplois du temps surchargés. Ces mobilisations, initiées via les réseaux sociaux, s’inscrivent dans un mouvement plus large de protestation contre la dégradation des services publics dans l’Éducation nationale. Les syndicats enseignants, dont l’Union syndicale lycéenne, appellent à une journée d’action nationale demain, 29 septembre 2026, pour alerter sur la fracture territoriale en matière d’éducation. Cette crise soulève la question de l’inégalité d’accès à un enseignement de qualité selon les territoires, un phénomène que certains économistes qualifient de sécession scolaire.
La présidente divers droite du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a suspendu un financement de 90 000 euros au festival marseillais Actoral, dédié aux écritures contemporaines et aux artistes émergents. Cette décision fait suite à des propos tenus par la journaliste et militante décoloniale Louisa Yousfi lors d’un podcast, jugés contraires aux valeurs de la République par l’élue. Cet incident illustre les tensions croissantes autour de la liberté artistique et du débat public en France, où des élus ou des institutions peuvent influencer le financement de projets culturels en fonction de critères politiques ou idéologiques. Le festival Actoral, créé en 2009, est reconnu pour son soutien à la création contemporaine et à la diversité des voix artistiques.
Malgré l’inscription de l’Interruption volontaire de grossesse (IVG) dans la Constitution française en mars 2024, son accès reste de plus en plus difficile en 2026. Selon un baromètre du Planning familial, 260 000 IVG ont été réalisées en France en 2025, mais une femme sur deux déclare avoir essuyé un refus de la part d’un professionnel de santé pour pratiquer cette intervention. Par ailleurs, deux tiers des femmes interrogées estiment avoir subi des pressions ou des jugements lors de leur démarche. Les raisons de ces difficultés incluent le manque de structures et de personnel qualifié, ainsi que des inégalités sociales d’accès aux soins. Ces données révèlent un recul de l’effectivité du droit à l’IVG, malgré son cadre légal, et soulèvent des questions sur la mise en œuvre concrète de ce droit dans le système de santé français.
Le pape Léon XIV, chef de l’Église catholique, effectue une visite officielle en France du 26 au 28 septembre 2026. Après avoir rencontré des représentants de différents cultes à Paris, il s’est rendu à Metz pour célébrer une messe à la cathédrale Saint-Étienne, en présence du président Emmanuel Macron. Contrairement à ses prédécesseurs, Macron avait initialement choisi de ne pas assister aux messes papales au nom de la laïcité, avant de finalement participer à celle de Metz. Cette visite, la quatrième étape du voyage du pape en France, met en lumière les relations entre l’État et les religions, ainsi que les débats autour de la place du christianisme dans la société française. Léon XIV a également appelé au dialogue interreligieux et à la paix, dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et sociales.
Israël a annoncé la révocation de l’accréditation de diplomates néerlandais en poste en Cisjordanie, une décision prise en représailles à l’interdiction par les Pays-Bas de l’importation de produits issus des colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Selon le droit international, ces colonies sont considérées comme illégales. Le gouvernement néerlandais, basé à La Haye, a réagi en soulignant que sa décision visait à éviter de contribuer à une situation jugée illicite, et non à cibler Israël spécifiquement. Malgré cette clarification, Israël maintient sa mesure, illustrant les tensions persistantes entre les deux pays sur la question palestinienne. Ce conflit diplomatique s’inscrit dans un contexte plus large de désaccords internationaux concernant la colonisation et les droits des Palestiniens.

